Soirées de l'IEB

Accédez, à partir de cette page, à différents enregistrements vidéo de

Soirées "Rencontres et découverte" de l'IEB
 

Cette rubrique vous propose de visionner quelques enregistrements vidéo
de Soirées "Rencontres et découverte" que l'IEB a proposé depuis 2012
dans ses locaux du CIDEB (exceptés les Soirées de l'année en cours...).
Elle sera bien évidemment enrichie au fil des mois...

Si vous rencontrez des difficultés à les visionner ou pour toute question, n'hésitez pas à nous contacter !

 


mardi 15 octobre 2013
Bhikkhu occidental dans les pays du Theravāda, avec Emmanuel Ollivier

phra-farang-in-Thailand.jpgComme tout autre "étranger", les bhikkhu d'origine occidentale, en Asie du sud-est, sont appelés "farang". Une expérience vécue par Emmanuel Ollivier durant une année, en 2006, quand cet adepte du Zen décide de "prendre les préceptes" dans la tradition du Theravāda afin de connaître la vie "monastique" traditionnelle du bouddhisme sud-asiatique. Emmanuel Ollivier évoquera son séjour en Thaïlande, au Laos et au Cambodge, à la recherche du bouddhisme "authentique", la pratique des règles dans le bouddhisme Theravāda, la vie dans la forêt, le statut du bhikkhu au quotidien... mais aussi ses désillusions vis-à-vis des aspects culturel, religieux et financier du bouddhisme, ainsi que l'expérience de son "retour" à la vie civile...

OLLIVIER_Emmanuel.jpgEngagé professionnellement dans l’action sociale depuis plusieurs années, Emmanuel Ollivier a commencé à pratiquer la méditation dans la tradition du Zen, d’abord dans le Sangha de Maître Deshimaru puis auprès d’autres enseignants. Il rencontre en 2002 l’enseignant zen Bernie Glassman et décide de s’orienter vers un bouddhisme engagé alliant étude du Dharma et action sociale auprès des grands exclus à Paris et des actions en Asie du Sud est. Après son expérience de bhikkhu en Thaïlande, désormais revenu à la vie civile, il dirige des établissements sociaux tout en  enseignant à l'université de Reims et dans différentes écoles qui forment les travailleurs sociaux.

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mardi 11 février 2014
Autour du livre "Bouddhisme et philosophie"
, avec Françoise Bonardel

Bonardel-Francoise_bouddhisme-&-philo.jpgAutour du livre « Bouddhisme et philosophie », de Françoise Bonardel (éd. L'Harmattan, 2008)
Est-ce au prix d'un malentendu que le bouddhisme est supposé avoir "rencontré" l'Occident ? A l'incompréhension qui fut d'abord celle des philosophes occidentaux a succédé un enthousiasme contagieux pour cette "philosophie", à laquelle nombre d'Occidentaux prêtent aujourd'hui toutes les vertus. On pense même trouver dans l'enseignement du Bouddha une rationalité quasi scientifique et un athéisme purificateur capables de réconcilier les plus critiques envers le religieux avec une spiritualité sans Dieu. Or une confrontation plus serrée entre les enseignements bouddhiques et la tradition philosophique occidentale fait apparaître un paysage plus nuancé et des clivages plus accentués qu'il n'y paraît au premier abord. C'est à clarifier certains de ces malentendus que sont consacrés ces essais portant sur quelques questions à cet égard significatives : identité, karma, thérapeutique spirituelle, non-dualité, vacuité...

BONARDEL_Francoise.jpgFrançoise Bonardel, administratrice et enseignante de l’Institut d’Etudes Bouddhiques, agrégée de philosophie, Docteur d'Etat, est Professeur à l'Université de Paris I-Sorbonne où elle enseigne la Philosophie des religions. Disciple de Kalou Rinpotché, elle en a traduit les Instructions fondamentales (éd. A. Michel, 1990). Auteur de plusieurs ouvrages sur la tradition hermétique et alchimique, elle est l’auteur d’un essai sur Bouddhisme et philosophie (éd. L'Harmattan, 2008) et de Bouddhisme tantrique et alchimie  (Dervy, 2012).

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mardi 14 octobre 2014
Le bouddhisme cambodgien confronté à la modernité
(1850-1970), avec Alain Forest

khmer_monk.jpgL’approche orientaliste dominante en France a quelque peu occulté l’étude des évolutions du bouddhisme (sur lesquelles les influences de l’orientalisme français ont cependant été importantes). Depuis deux décennies, des travaux nouveaux ont vu le jour, qui permettent de retracer l’histoire complexe et les orientations particulières des mouvements « réformateurs » dans le bouddhisme cambodgien depuis 1850. Cette histoire et ces orientations sont à la fois des vecteurs et des révélateurs de la nature des changements socio-politiques du Cambodge moderne et contemporain.

FOREST_Alain.jpgAlain Forest, professeur émérite de l’Université Paris-Diderot (Histoire et civilisation des sociétés et pays d’Asie du Sud-Est), s’est particulièrement intéressé aux contacts religieux entre Occident et sociétés de l’Indochine (Les missionnaires français au Tonkin et au Siam – 17ème-18ème siècle. Analyse comparée d’un relatif succès et d’un total échec, 3 vols, L’Harmattan) et aux expressions religieuses du Cambodge (Le culte des génies protecteurs neak ta au Cambodge, Paris, L’Harmattan ; Histoire religieuse du Cambodge, Paris, les Indes Savantes, 2012).

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mardi 24 février 2015
Retour sur quelques notions : réincarnation, interdépendance, libre-arbitre...
,
avec Dominique Trotignon

reincarnation.jpgPlusieurs notions essentielles du bouddhisme restent mal comprises par les Occidentaux, le plus souvent parce qu'elles ont été enseignées en utilisant des expressions de nos langues occidentales, issues d'autres sytèmes de pensée, "important" ainsi dans le bouddhisme des idées qui lui sont tout à fait étrangères... Nous proposons de revenir sur trois d'entre elles, particulièrement importantes, qui constituent trois exemples remarquables de "mal-entendus" fréquents ! Il s'agit du terme "réincarnation" - utilisé en place de l'expression "purna bhava" (existence nouvelle) - de l'idée d' "interdépendance" - sensé équivaloir à celle de "coproduction conditionnelle" (pratitya-samutpada) - et de la question du "libre-arbitre", considéré comme en contradiction avec les notion de "karma" et de "conditionnement". Ce retour permettra, nous l'espérons, de mieux faire comprendre deux points essentiels de l'enseignement bouddhique : la responsabilité individuelle et l'absence de nature propre.

TROTIGNON_Dominique.jpgDirecteur de l'Institut d'Etudes Bouddhiques, président de l’Association « Vivekârâma », Dominique Trotignon effectue des travaux de synthèse et de réflexion sur le bouddhisme ancien de l'Inde et le Theravâda, ainsi que sur l'implantation du bouddhisme en France. Il est l'auteur de La mort est-elle une fin ? (Salvator) et a aussi participé à la rédaction de plusieurs ouvrages collectifs, dont ceux de la collection « Ce qu'en disent les religions » sur le thème Les femmes et les religions et La Création du Monde (éd. de l'Atelier, 2002 et 2004).

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mardi 3 novembre 2015
Bouddhisme / Christianisme : trois itinéraires
, avec Jacques Scheuer

Scheuer-Merton-Dunne.jpgBouddhisme et christianisme: une relation marquée par le paradoxe. Parmi les traditions spirituelles, c’est là que se creuserait le plus grand écart. Mais la fécondité de la rencontre ne serait-elle pas à la mesure de la distance à franchir ? Trois livres récents pourront amorcer l’échange. Dans six conversations familières imaginées par une auteure américaine, Gotama et Jésus tour à tour s’attirent et se repoussent, se déconcertent, se découvrent proches (Carrin Dunne, Quand Bouddha rencontre Jésus, Lessius, 2015). Écrivain, moine trappiste, Thomas Merton demeure un des pionniers chrétiens de l’exploration du bouddhisme et du taoïsme (Thomas Merton : Un veilleur à l’écoute de l’Orient, Lessius, 2015). Dans Un chrétien dans les pas du Bouddha (2010), J. Scheuer creuse douze thèmes dans un mouvement de va-et-vient entre les deux mondes spirituels.  

SCHEUER_Jacques.jpgJacques Scheuer, après des études de philosophie, de théologie (à Pune, Inde) et d’indianisme (à Paris, École Pratique des Hautes Études, 5e section) et un Doctorat en sciences indiennes sur la mythologie de l'épopée hindoue (Paris III - Sorbonne), a enseigné l'histoire des religions de l'Asie (Inde, Extrême-Orient) à l'Université Catholique de Louvain (U.C.L., Louvain-la-Neuve). Il est l'un des fondateurs des "Voies de l’Orient" (Bruxelles) et est aussi l’auteur, notamment avec Dennis Gira (dir.), de Vivre de plusieurs religions : Promesse ou illusion ? Paris, Éd. de l'Atelier, 2000 et, à titre individuel, de Śiva dans le Mahâbhârata (P.U.F., 1982) et L’Inde, entre hindouisme et bouddhisme: Quinze siècles d’échanges (Académie de Belgique, 2013).

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mardi 8 décembre 2015
En "retraite", 3 ans, 3 mois, 3 jours...
, avec Jigmé Thrinlé Gyatso

Jigme-Thrinle-Gyatso.jpgLe retrait du monde pratiqué et préconisé par le Bouddha et ses disciples ordonnés, tels que Mahā Kāśyapa, a pris une tournure presque institutionnelle dans le Vajrayāna tibétain, sous la forme de la fameuse retraite de « 3 ans, 3 mois, 3 jours ».
Quelle est l’origine de cette forme de retraite ? Quels en sont le pourquoi et le comment ? Qu’en est-il aujourd’hui dans le monde tibétain et dans notre monde occidental ? N’y a-t-il qu’une seule et unique forme de retraite de 3 ans ? Qu’y pratique-t-on ? Comment la vie y est-elle réglée ? Quels en sont les bienfaits et les fruits ?
Telles sont les questions qu’abordera Jigmé Thrinlé Gyatso, moine et poète, pratiquant de la lignée Drukpa ayant accompli une retraite de 3 ans et ayant passé plus de 14 ans en retraite solitaire, étudiant et disciple de Khenchen Yéshé Tcheudar Rinpoché, de Shri Sengdrak Rinpoché, du XIIe Gyalwang Drukpa et d’autres maîtres d’autres lignées.

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mardi 9 février 2016
Temple Shaolin : comment les arts martiaux changent le monachisme...
, avec Zhe Ji

Shaolin-temple_Foret-de-pagodes.jpgA la fin du Ve siècle un moine indien arriva au Temple Shaolin, qui n’était autre que Bodhidharma, considéré comme le premier patriarche de l’école bouddhiste Chan (zen). La tradition lui attribue également la création de nombreuses techniques mystérieuses, capables de procurer à ceux qui les pratiquent une force physique inimaginable, et qui seront transmises à la postérité sous le nom de kung-fu et de qigong. Ainsi, grâce à Bodhidharma, le Temple Shaolin est non seulement devenu le berceau du bouddhisme Chan, mais également celui des arts martiaux chinois. A l'époque post-maoïste, si la popularité des arts martiaux a permis au temple de renaître de ses cendres, elle a également changé la vie monastique…
JI_Zhe.jpg

Né en Chine et diplômé en sociologie à l’Université Fudan et à l'EHESS, Zhe Ji est actuellement Maître de conférences au Département Chine de l’Institut national des langues et civilisations orientales (INALCO). Il dirige et participe à plusieurs programmes de recherche internationaux sur le bouddhisme en Chine contemporaine. En 2014, il a été nommé membre junior de l'Institut universitaire de France.

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