Points de vue...

Portrait de IEB
Points de vue... - publié le : mar 12/12/2017 à 16:17

La "pleine conscience" : 
une mode bienfaisante ?

meditation_je-vis-l-instant-present.jpgLe Maître vietnamien Thich Nhat Hanh ne s'attendait certainement pas, en publiant en 1975 The Miracle of Mindfulness  (« Le Miracle de la Pleine conscience »), que le terme qu'il avait utilisé pour désigner la pratique bouddhique qu'il enseignait aurait un tel succès !
On ne compte plus, aujourd'hui, les livres parus sur ce thème, les émissions de télévision ou de radio qui lui sont consacrées, les articles de presse, les recherches scientifiques... qui, tous, vantent ses mérites et entendent propager sa pratique dans tous les domaines, privés ou publics, à la maison, à l'hôpital, à l'école, au travail...
Cette mode - car c'en est bien une... - n'a-t-elle que des avantages - autres que purement commerciaux ? Faut-il s'en plaindre et le regretter ? Met-elle en danger les enseignements bouddhiques dans leur transmission traditionnelle ?
Nous vous proposons la lecture de deux essais écrits par des enseignants bouddhistes : l'une est une discple occidentale de Thich Nhat Hanh, l'autre un maître d'origine tibétaine. Leurs points de vue s'opposent : pour et contre ! Il vous restera à vous faire votre propre jugement...


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Peut-il y avoir trop de pleine conscience ?

par Chân  Trăng Hải Ần

texte diffusé par Buddhistdoor Global (16/10/2017)
 

sister-trang-hai-an.jpgDisciple du maître vietnamien Thich Nhat Hanh, la canadienne Melinda Rose Bondy est devenue nonne au "Village des Pruniers" sous le nom vietnamien de “Vraie lune du sceau de l'océan” (Chân Trăng Hải Ần ou "Sister Ocean").

Depuis quelques temps, il semble qu’il ne se passe pas un mois sans qu’une nouvelle étude soit publiée qui vante les avantages presque miraculeux de la pleine conscience : un nouvel hôpital a commencé à offrir des cours de « réduction du stress basé sur la pleine conscience » [Mindfulness-Based Stress Reduction ou MBSR] aux patients, et il y a encore un autre cours en ligne pour devenir un enseignant certifié de pleine conscience… Au cours des cinq décennies qui viennent de s’écouler, depuis que les enseignements de la pleine conscience basés sur le bouddhisme se sont répandus en dehors de l'Asie, surtout en Europe et en Amérique du Nord, la « pleine conscience » (mindfulness) est passée de simple expression à un phénomène à part entière.

pleine-conscience_anthologie-3.jpgQuand John Kabat-Zinn a créé le premier cours de MBSR en 1979, à l'Université du Massachusetts, il y avait une réelle inquiétude que, si la plupart des participants américains apprenaient qu'ils allaient pratiquer des enseignements issus d'une religion orientale, ils pourraient ne pas vouloir y assister. Quand mon Maître, le Vénérable Thich Nhat Hanh, a publié The Miracle of Mindfulness  (« Le Miracle de la Pleine conscience »), en 1975 - une traduction en anglais d'une longue lettre qu'il avait écrite en 1974 pour encourager les militants pour la paix au Vietnam -, personne ne pensait que ce livre survivrait à son édition originale, encore moins qu’il deviendrait un « classique ». Dans une interview, le psychologue et journaliste scientifique Daniel Goleman a déclaré : « Quand on voit comment s’est imposée aujourd’hui la pleine conscience, je pense que les gens seraient surpris d’apprendre à quel point il était difficile d'amener les gens à prendre leur attention au sérieux. C'était un peu scandaleux à l'époque, du point de vue de la psychologie traditionnelle. » (*)

Ce n'est plus le cas. Les centres de méditation ouvrent dans toutes les grandes villes d’Amérique du Nord, les applications de méditation représentent un marché en pleine croissance et il y a même des appareils portables qui lisent vos ondes cérébrales pour guider votre pratique. Des retraites de pleine conscience peuvent être suivies toute l'année dans de nombreux pays. Les cours de méditation de pleine conscience sont proposés dans les institutions privées et publiques, y compris les prisons, les casernes et les hôpitaux du monde entier. En 2014, on a constaté que « 79% des écoles de médecine offrent une certaine forme de formation à la pleine conscience » (**). La pleine conscience a vraiment pris le dessus.

Mais est-ce une bonne chose ? Seul le temps le dira… Mais c'est une question qui mérite d'être posée. L'autre jour, un ami m'a demandé si j'étais préoccupée par cet engouement pour la pleine conscience. Oui, je suis inquiète, même si moi aussi j'en ai bénéficié. Je ne sais pas si j'aurais trouvé mon chemin vers mon Maître et si je serais finalement devenue nonne bouddhiste, sans cette popularité de la pleine conscience. Et notre communauté dirige des retraites auxquelles assistent des gens qui ont entendu parler de la pleine conscience en raison même de cette popularité. J’en éprouve donc une certaine reconnaissance.

Mes préoccupations, cependant, sont doubles. Tout d'abord, parce que toute mode entraîne un affaiblissement presque inévitable des enseignements originaux. Il y a beaucoup d’enseignants de la pleine conscience qui, eux-mêmes, ne pratiquent pas régulièrement. Les campagnes publicitaires pour les établissements bancaires utilisent des mots à la mode tels que « Zen » dans leurs campagnes promotionnelles. Le coût de nombreuses retraites rendent ces enseignements sur la liberté souvent accessibles aux seules personnes les plus aisées, comme un nouveau service de spa de luxe. Heureusement, le Dharma a environ 2 600 ans (selon le calendrier occidental) et il a résisté à beaucoup de défis jusqu'à présent. Je crois que tant que le Dharma authentique est enseigné et pratiqué quelque part, le Dharma authentique perdurera. Ceux qui arrivent à la pratique de la pleine conscience pat le biais de la mode peuvent éventuellement partir, mais ceux qui sont profondément engagés dans la voie de la libération enseignée par le Bouddha persisteront.

Deuxièmement, ce qui me préoccupe encore plus que sa popularité, c'est le statut presque mythique que certaines personnes accordent à la pleine conscience. Compte tenu de tout ce battage médiatique, il est aisé de croire que la pleine conscience est une panacée qui peut tout guérir, de l'insomnie au cancer, qui peut soigner nos relations interpersonnelles, guérir les traumatismes de l'enfance et résoudre les conflits politiques. La pratique de la pleine conscience peut offrir certains de ces avantages à certaines personnes, mais s'attendre à ce que tout enseignement puisse « guérir » tous les problèmes constitue un fardeau insupportable. Quand c’est dit de cette manière, cela semble logique et, d'une certaine façon, je me suis fait avoir aussi.

Si vous m'aviez demandé, avant que je n’entre au monastère, si j'espérais que la méditation résoudrait tous mes problèmes (habitudes négatives, blessures de l'enfance, etc.), j'aurais dit : « Non, bien sûr que non ! ». Mais maintenant que j'ai vécu dans un centre de pratique de la pleine conscience, pendant plusieurs années, je comprends que j’y suis entrée avec beaucoup d'idées préconçues et subconscientes sur le pouvoir de guérison de la pleine conscience. Alors que certaines de mes habitudes ont changé grâce à ma pratique, d'autres sont restées. Je peux toujours être débordée quand j'ai trop de travail et me transformer en un nœud de tension. Je reste toujours trop tard sur Internet lorsque l'occasion se présente. Je ne sais toujours pas comment rester présente lorsque je parle avec quelqu'un qui détient un pouvoir sur moi ou avec qui je veux avoir un lien étroit. J'ai remarqué récemment, lorsque ces tendances se manifestaient, un niveau supplémentaire de jugement qui disait : « Tu pratiques depuis tellement d'années maintenant et tu réagis toujours ainsi ? ». Ces problèmes ne semblent pas si graves et je sais qu'ils sont gérables. J'ai supposé que, parce qu'ils ne sont pas insurmontables, je serais capable de les surmonter en méditant. Je n'étais pas immunisé contre le battage médiatique. En attendant trop de la pratique spirituelle, j'ai ajouté une autre couche à ma souffrance. Et en écrivant sur ce sujet, j'apprends à abandonner cette couche…

Ne faisons-nous pas tous cela ? S’attendre à ce que nos médecins sachent toujours comment soigner nos maux, à ce que travailler dur et obtenir un bon travail nous assure une vie heureuse, ou qu'une pratique spirituelle soutenue nous libère de nos démons… Nous semblons croire qu'il existe une sorte de formule magique qui assurera le « succès ». Mais rien dans la vie n'est aussi linéaire. La pleine conscience peut entraîner des effets qui changent la vie. Dans ma communauté, nous parlons souvent de la guérison et de la transformation qui se produisent régulièrement à travers la pratique, mais pas pour chaque personne, ni à chaque fois. S'attendre à ce que n'importe quelle pratique, technique ou enseignement « résolve » n'importe quoi passe à côté de la question. Sentir que nous avons besoin d'être « réparés » est l'un des plus grands obstacles à notre pratique ! Ce n'est qu'en étant « présents » à tout ce qui nous accable que nous apprenons à intégrer, à accepter et à guérir ces parties de nous-mêmes que nous préférerions voir disparaître d’un coup de baguette magique. Mais même la pleine conscience n'est pas une baguette magique.

Dépouillé de tout le battage médiatique, la pleine conscience fait référence à notre conscience instantanée de ce qui se passe dans le présent, spécialement orientée vers la compréhension de la nature de l'esprit, la nature de la souffrance, et donc la fin de la souffrance. Les gens veulent souvent passer directement à la dernière partie, celle qui met fin à la souffrance. Mais si la pleine conscience ne comprend pas la compréhension de la souffrance, alors ce n'est pas la pleine conscience du Bouddha. Je continue à trouver plus de méthodes, que j'ai moi-même essayées, pour parvenir à dépasser la souffrance plutôt que la comprendre. Puis je retourne à la respiration consciente, à l'expérience de tout ce qui est présent, à l'abandon de l'idée de changer quoi que ce soit. Et, ce faisant, une grande partie de la souffrance prend soin d’elle-même.

Après avoir examiné ces différentes dimensions de l'engouement pour la pleine conscience, je trouve utile de revenir aux paroles de mon Maître. Interrogé sur l'application de la pleine conscience dans un cadre séculier, mon Maître a dit : « La pleine conscience n'est pas un instrument. Ce n'est pas un outil. Beaucoup d'entre nous ont pensé que la pleine conscience était un outil. Avec la pleine conscience, vous pouvez guérir ; avec la pleine conscience, vous pouvez vous réconcilier ; avec la pleine conscience, vous pouvez faire plus d'argent ; avec la pleine conscience, vous pouvez mieux tuer l'ennemi. [Mais] la pleine conscience n'est pas un instrument, pas un outil, c’est un moyen. La pleine conscience est l'un des huit éléments du Chemin. Donc, il appartient à la Voie, le droit Chemin, samyak marga. Si vous prenez la pleine conscience hors du contexte du Chemin, ce n'est plus la pleine conscience. C'est très important. » (***)

Bien sûr, vous ne savez jamais où un chemin vous mènera. Mais vous ne le découvrirez jamais à moins d'essayer !
 

The Untold Story of America’s Mindfulness Movement (Tricycle)
** An Examination of Mindfulness-Based Programs in US Medical Schools (Mindfulness)
*** Mindfulness Is Not A Tool; It Is A Path (Still Water Mindfulness Practice Center)

 

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L'impact positif de la pleine conscience

Par Anam Thubten Rinpoche

texte diffusé par Buddhistdoor Global (2017-12-01)
 

anam-thubten-rinpoche.pngAnam Thubten a grandi au Tibet et a très tôt commencé à pratiquer dans la tradition Nyingma du bouddhisme tibétain. Parmi ses nombreux enseignants, ses guides les plus formateurs étaient Lama Tsurlo, Khenpo Chopel et Lama Garwang. Il est le fondateur et le conseiller spirituel de Dharmata Foundation, et il enseigne aux États-Unis et ailleurs. Il est également l'auteur de divers articles et livres en tibétain et en anglais

 

pleine-conscience_anthologie-1.jpgAu cours des dernières décennies, la pleine conscience est devenue une mode qui balaie le monde. Aujourd'hui, des personnes de différents horizons et de diverses institutions adoptent la pratique, principalement parce que ses avantages indéniables ont été prouvés par la science moderne. Ceux qui pratiquent la pleine conscience ont découvert que cela peut les aider à atteindre le bien-être mental, ce qui inclut la réduction du stress et la recherche de la paix intérieure. On pourrait penser que tout le monde ferait l'éloge de sa popularité, mais ce n'est pas le cas. Il y a ceux qui critiquent la popularité globale de la pleine conscience pour diverses raisons : ce n'est pas le vrai Dharma qui a le potentiel d'amener des choses comme le satori (éveil), ou c'est une version édulcorée du Dharma qui manque de principes éthiques. En même temps, il y a aussi des enseignants bouddhistes respectés qui sentent que même certaines versions vulgarisées de la pleine conscience ont le pouvoir de nous amener à un état de conscience supérieur. Croyez-le ou non, certains pourraient le critiquer parce qu'ils ne connaissent pas beaucoup la méditation.

Ces critiques pourraient ne pas être conscientes des principaux facteurs derrière la popularité croissante de la pleine conscience. Premièrement, cela procure des avantages immédiats aux gens du monde moderne, où beaucoup apprécient ce qui est pratique et empirique. Deuxièmement, les pays développés deviennent rapidement laïques et, en Europe de l'Ouest, en Asie-Pacifique et en Amérique du Nord, cette tendance devrait se poursuivre. Pourtant, les habitants de ces pays aspirent aussi à la paix intérieure et adopteront des moyens pratiques qui peuvent aider leur esprit tant qu'il n'y aura pas de lourdes contraintes religieuses / doctrinales. Nous devons nous assurer qu'il existe des pratiques spirituelles et contemplatives que les personnes laïques peuvent adopter et qu’elles se sentiront à l’aise de pratiquer. De plus en plus, les personnes laïques se rendent compte qu'elles ne peuvent pas trouver le vrai bonheur en s'appuyant sur le confort externe et le luxe matériel, et constatent qu'il manque quelque chose dans leur vie. Elles se sentent à l'aise pour s'engager dans une pratique contemplative aussi longtemps qu'elles n'ont pas à adopter une doctrine rigide.

Personnellement, je pense que la popularité de la pleine conscience a eu un impact positif sur la société, en incitant les gens à s'engager dans une forme de pratique de la méditation - une pratique que tout le monde peut faire, quel qu’il soit. Les gens réalisent qu'ils peuvent changer leur vie en travaillant sur leur esprit. Notre esprit a ses propres tendances qui peuvent nous rendre malheureux. La bonne nouvelle, c’est que notre esprit n'est pas immuable. Nous pouvons apprendre à notre esprit à se débarrasser de ses tendances malsaines et à adopter des tendances positives. Nous pouvons entraîner notre esprit à être moins fâché et plus aimant, moins craintif et plus compatissant. Nous pouvons même trouver le bonheur durable en formant notre esprit. Par exemple, nous pouvons pratiquer la gratitude dans la vie quotidienne pour voir la joie croissante et les expériences positives de nos propres yeux.

Les scientifiques nous disent aussi que notre cerveau est malléable et que nous pouvons le changer en nous engageant dans des exercices d'entraînement cérébral – ils ont inventé le terme « neuroplasticité » - car le cerveau a un certain niveau de flexibilité (plasticité) et change en fonction nos expériences. La pleine conscience, en particulier, a un impact transformateur sur le cerveau ; cela été prouvé à maintes reprises dans des expériences scientifiques. C'est l'un des principaux facteurs qui a rendu la pleine conscience populaire parmi les personnes de tous horizons. Vous n'avez pas besoin d'être bouddhiste ou hippie pour entrer dans une pratique de méditation. Un de mes amis, professeur de méditation vivant aux États-Unis, m'a dit il y a peu de temps qu'il hésitait à expliquer qu'il était un enseignant de méditation quand on lui demandait ce qu'il faisait dans la vie, par peur d'être perçu comme étrange ou « alternatif ». Aujourd'hui, on sait ce qu'il fait et les gens pensent que « c'est cool »...

Les gens ont pratiqué la méditation à travers les siècles, particulièrement en Orient, où la méditation a été profondément enracinée dans les traditions (religieuses). La pleine conscience a été enseignée par le Bouddha lui-même et est devenu l'une des principales pratiques dans le bouddhisme. Pourtant, même dans les cultures bouddhistes, la méditation était pratiquée principalement par des moines, des nonnes et des yogis. Les communautés laïques se livrent à la pratique spirituelle en priant, en faisant des offrandes aux temples, en faisant des pèlerinages et en recevant des bénédictions du clergé. Ainsi, le nombre massif de personnes qui pratiquent la méditation aujourd'hui est vraiment sans précédent et c’est quelque chose qui devrait être bien accueilli plutôt que mal dénigré. Si nous aspirons à un véritable changement dans nos propres vies ou dans le monde en général, cela devrait venir de l'intérieur de nous. Nous pouvons produire ce changement en regardant dans notre esprit et en abandonnant les vieilles et mauvaises habitudes, et en développant la bonté. Les gens ont besoin d'une méthode pour le faire, car ce n'est pas si naturel pour beaucoup d'entre nous. La pleine conscience est la méthode qui peut galvaniser les foules pour faire ce dont ce monde a besoin pour la paix et la santé mentale.

Pour répondre à cet intérêt, de nombreuses personnes devraient être formées en tant qu'instructeurs de méditation, afin d'intégrer cette méthode dans tous les niveaux et toutes les institutions de la société, y compris les écoles, les entreprises et les gouvernements. Dans une certaine mesure, cela se produit déjà, mais il reste encore beaucoup de travail à faire pour concrétiser cette aspiration. Il existe de très bons programmes de formation d'enseignants en pleine conscience, aux États-Unis, sous la direction d'excellents enseignants en méditation. Les participants viennent de nombreux pays différents, de presque tous les continents. C'est très excitant. Ensuite, nous voulons voir des politiciens puissants commencer à méditer, afin qu'ils puissent prendre des décisions avec sagesse et compassion. Leurs décisions ont un impact énorme sur la vie de tant de personnes et se répercutent dans le monde entier.

Le monde devient de plus en plus petit. Les voyages, les communications et l'échange d'informations deviennent de plus en plus faciles chaque année. C'est tellement plus facile de répandre un mouvement maintenant que par le passé. Profitons de cette opportunité pour introduire la méditation auprès de plus de gens afin qu'il y ait un éveil collectif, une santé mentale croissante dans le monde. Certains appellent cela le mouvement "MacMindfulness", qui ressemble à un péjoratif, mais je me moque du nom que nous donnons en fonction de nos propres préjugés et opinions. Une chose dont je suis certain, c'est que nous avons plus que jamais besoin de ce MacMindfulness et que cela aidera à atténuer la souffrance de beaucoup et les aidera à trouver la paix intérieure. Et puis les gens pourraient vouloir explorer la profondeur du bouddhisme une fois qu'ils auront eu un avant-goût de la pleine conscience.

 


Pour en savoir plus

Pour compléter ce Dossier, vous pouvez consulter, sur notre site, les enregistrements vidéo des deux conférences publiques de Dominique Trotignon et Eric Rommeluère : http://www.bouddhismes.net/videos_longues