Reconnaître un Buddha

Les 32 marques (lakṣaṇa) d’un Buddha

lakṣaṇa-10.gompa N°1 sarahan DSC_0019.JPGLa représentation iconographique d'un Buddha est immédiatement reconnaissable !
Dès les origines de la statuaire bouddhique, avant même que le Maître ne soit représenté sous forme humaine, un certain nombre de « signes » ou « marques » (lakṣaṇa) – comme une roue à mille rayons sur la plante de ses pieds – signalaient le « Grand homme » (mahā-puruṣa), jusque dans ses simples empreintes de pied...
Aujourd'hui, le grand public est habitué à la « protubérance » crânienne (uṣṇīṣa), à la touffe de poils située entre ses deux yeux (ūrṇā) – qui, parfois, sera remplacée par une pierre précieuse ou un « troisième oeil »... Mais tous les attributs généralement associés au Buddha ne sont pourtant pas « officiellement » comptabilisés au nombre de ses marques distinctives, qui ont fait l'objet d'une codification très précise dans la tradition bouddhique. C'est le cas, notamment, des grands lobes d'oreille déformés par les anciens bijoux du prince Gautama ou d'un ventre rebondi – attribut exclusif du « Buddha rieur » de la tradition chinoise... qui, en fait, n'est pas vraiment un buddha !
Afin d'y voir plus clair et de ne plus rien ignorer sur ce sujet, nous vous proposons un article exhaustif sur ce thème, fruit du travail de l'« Atelier Iconographie » de l'Institut d'Etudes Bouddhiques, constitué d'enseignants et d'étudiants de l'IEB.

 


Les marques physiques : une tradition pan-indienne

Une vieille croyance indienne, vraisemblablement antérieure à toute représentation figurée, veut que les « rois universels » (cakravartin) [note 1] soient munis des trente-deux marques (lakṣaṇa) physiques principales du « Grand homme » (mahā-puruṣa) et de quatre-vingt marques secondaires.

A l’époque du Buddha, et même avant, la société brahmanique était très sensible à l’apparence de l’individu ; celle-ci permettait de le situer socialement, de reconnaître ses fonctions : hommes et femmes étaient ainsi reconnus comme appartenant aux « apparences supérieures » ou « apparences  inférieures ». Certaines caractéristiques physiques étaient considérées comme très propices et l’individu possédant de telles marques était respecté : dirigeants politiques et personnages importants se devaient de posséder ces marques.
 

Une tradition adoptée par les bouddhistes

Le bouddhisme reprit cette idée de critères physiques parfaits ; les plus anciens textes canoniques, à l’exemple de plusieurs sutta du Dīgha-nikāya, donnent la liste des trente-deux marques physiques principales, caractéristiques des souverains universels et des buddha. Il considère en outre que ces marques sont le fruit karmique d’existences passées et que chaque marque correspond à l’action de vertus bien spécifiques.

Les marques principales sont au nombre de trente-deux car « si (l’homme exceptionnel) avait moins de trente-deux marques, son corps serait laid et s’il avait plus de trente-deux marques, il serait désordonné. » [note 2].

Les textes créditent les buddha et les souverains universels cakravartin de ces trente-deux marques ; mais ces marques sont-elles les mêmes ? Oui, sur le plan formel ; mais les marques d'un buddha « l’emportent en sept points sur les marques du cakravartin : elles sont très pures, bien distinctes, ineffaçables, parfaites, profondément marquées, conformes à la pratique de la sagesse, tenant les distances » [note 3] ; l’iconographie aura bien du mal à illustrer ces différences.
 

La liste des trente-deux marques

Ces marques sont citées dans les textes de toutes les grandes écoles : Lakkhaṇa-sutta et Mahāpadāna-sutta du Dīgha-nikāya [note 4] pour le Canon pāli du Theravāda, Mahāprajñāparamitāśāstra [note 5] et Lalitavistara [note 6] par exemple pour les écoles du Mahāyāna, Mahāvyutpatti dans le Tengyur tibétain, etc…

Ainsi, le Mahāpadāna-sutta donne la liste suivante :

1. Les deux pieds sont plats,
2. Les pieds sont marqués de roues à mille rayons,

Les roues à mille rayons servent à évoquer la présence du Buddha Gotama
pendant la période aniconique
(photo 1) et à décorer les statues (photo 2).

lakṣaṇa-01.Buddhapada_Amaravati_British Museum.jpg lakṣaṇa-02.shwethalyaung, DSC_4855 - Copie.JPG
photo 1
représentation du Buddha à Amarāvatī,
Andhra Pradesh, Inde
photo 2
Buddha géant de 55 mètres de long en parinirvāṇa,
Shwethalyaung, Birmanie

3. Les talons sont longs,
4. Les doigts sont longs,
5. Les pieds et les mains sont tendres,
6. Les mains et les pieds sont semblables aux filets,

Les pieds et les mains semblables aux filets se sont transformés
en pieds et mains dont les doigts sont soudés entre eux ou « palmés ».

lakṣaṇa-03.scwedagon, Yangon, DSC_4497.JPG lakṣaṇa-04.ngaphechaung, lac inle, DSC_5007.JPG lakṣaṇa-05.kusana, mathura museum.JPG
photo 3 photo 4 photo 5

7. Les chevilles sont hautes comme des coquillages,
8. Les jambes sont semblables à celles des antilopes,
9. Il est possible de toucher ses genoux avec ses mains sans se pencher en avant,
10. Les parties intimes sont cachées dans un fourreau,
11. Le corps de couleur dorée est bien lisse comme celui d’un métal,

Nombre de statues du Buddha sont présentées dans leur matériau d’origine brut,
ce qui a pour conséquence de présenter des corps
qui se ne sont pas systématiquement de couleur dorée.

lakṣaṇa-06.Shwe inn thein, lac inle, DSC_5077.JPG lakṣaṇa-08.musee delhi.JPG lakṣaṇa-09.wat chang rop, laos.JPG

photo 6
Buddha doré
Shwe inn thein, Birmanie

photo 7
Buddha en schiste
Musée de Delhi DR 

photo 8
Buddha en verre
Wat chang rop, Laos

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photo 9
Buddha en marbre blanc - Tarkong pagoda, Birmanie

12. La peau est très lisse et les poussières ne peuvent y adhérer,
13. Les poils sont séparés les uns des autres et chaque pore ne comporte qu’un seul poil,
14. Les poils sont tournés vers le haut, bouclés vers la droite et de couleur bleu-noir,
15. Les jambes sont droites,
16. Les mains, les pieds, les épaules et le corps sont bien charnus,
17. Le buste est semblable à celui d’un lion,
18. Les épaules sont dépourvues de sillage,
19. Le corps est proportionnellement équilibré, longueur et hauteur du corps sont égales au compas des bras [note 7] [note 8],
20. Le buste est équilibré et rond,
21. Il sent subtilement les saveurs avec sa langue,
22. La mâchoire ressemble à celle d’un lion,
23. Les dents sont au nombre de quarante,
24. Toutes les dents sont bien égales,
25. Les dents sont sans interstices,
26. Les dents sont blanches,
27. La langue est très longue,
28. La voix est sublime,
29. Les yeux sont d’un bleu intense,
30. Les sourcils sont délicats,
31. Il possède entre ses sourcils un poil blanc tourné vers la droite,

Le « poil blanc tourné vers la droite situé entre les sourcils » deviendra l’ūrṇā,
représentée par une marque ou une gemme,
qui symbolisera le lieu d’émanation de la lumière du Buddha
ou le siège de pouvoirs magiques.

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lakṣaṇa-11b.Sri Lanka, Gotin_025283.JPG

photo 11
(détail)
ūrṇā

photo 10
Sarahan gompa, vallée de la Nubra, Inde

photo 11
Sri Lanka

 

32. La tête est haute.

La « tête haute » fait référence à la protubérance crânienne ou uṣṇīṣa, (cf. infra)
et devient progressivement le symbole de la puissance spirituelle du Maître.

lakṣaṇa-12.gandhara, mathura museum.JPG lakṣaṇa-13.gupta, mathura museum.jpg lakṣaṇa-14.bagan, DSC_5420.JPG lakṣaṇa-15.shwethalyaung, DSC_4816.JPG

photo 12 : Gandhāra

photo 13 : Inde

photo 14 : Birmanie

photo 15 : Birmanie

Certains textes ajoutent une autre caractéristique qui n’est jamais numérotée, le corps des buddha est nimbé d’un éclat plus brillant que les soleils, ce qui conduira à les représenter à l’intérieur d’un halo doré.
 

Observation sur les marques

Cette liste appelle à formuler plusieurs observations.

A de nombreuses reprises, plusieurs marques se rapportent à un même attribut physique ; ainsi les dents sont au nombre de quarante (marque 23), bien égales (marque 24), sans interstices (marque 25) et blanches (marque 26).

Certaines marques sont le fruit d’évolutions historiques, particularité analysée dès le XIXe siècle [note 9]. « Les mains et les pieds semblables aux filets » (marque 6) faisaient à l’origine référence au réseau veineux visible sur les extrémités ; plusieurs textes postérieurs à ceux du canon pāli parlent de membrane, ce qui s’est traduit en iconographie par la représentation de pieds et de mains palmés ; cette disposition consistant à souder les doigts des statues étant destinée à leur donner plus de solidité. La marque 31, le « poil blanc tourné vers la droite » entre les sourcils, représenté  comme une touffe de poils, l’ūrṇā, était initialement une pierre enchâssée entre les yeux des statues. Enfin, La marque 32 évoque une « tête haute », allusion au turban qui ornait les premières statues et devint ensuite la protubérance crânienne, l’uṣṇīṣa.

Quelques marques vont à l’encontre d’un corps équilibré et harmonieux, objectif assurément originel de ces descriptions : la possibilité de toucher ses genoux avec ses mains sans se pencher suppose des bras et des mains disproportionnés.

La comparaison des listes au sein des différents textes montre quelques nuances et variations. Si nous prenons l’exemple de la langue (marque 27), elle est « très longue » dans les Lakkhaṇa-sutta et Mahāpadāna-sutta, elle devient « une langue large » dans la Mahāprajñāparamitāśāstra et « longue et mince » dans le Lalitavistara [note 10].
 

L’iconographie

Seul un petit nombre de marques de la tradition littéraire peut être représenté sur les statues et les peintures des buddha et du Buddha historique : nous retrouvons dans les illustrations debout un corps lisse et équilibré, une touffe de poils, l’ūrṇā, entre les sourcils, la protubérance crânienne, l’uṣṇīṣa, et, dans certains cas, des roues à (mille) rayons figurant sur les mains et, pour les statues couchées, sur la plante des pieds lorsqu’elles sont apparentes ; car comment illustrer quarante dents, une langue longue et large sans qu’elle soit tirée, un seul poil dans chaque pore alors que le corps et la peau doivent être lisses, etc.?
 

Les origines karmiques des marques

Dans tous les textes, les marques sont le résultat karmique des existences passées. A titre d’exemple,  Nāgārjuna [note 11] précise que les trente-deux marques du buddha Śākyamuni sont les fruits de rétribution, d’existence en existence, des perfections et de la pratique de la Prajñāpāramitā [note 12] ; le Buddha a ainsi obtenu [note 13] :

  • La plante des pieds bien plantée pour avoir gardé la moralité, d’existence en existence (marque 1) [note 14],
  • Des roues sous les pieds pour avoir nourri et protégé la population, les brahmana et les śramaṇa (marque 2),
  • Les doigts longs pour s’être abstenu de tuer des êtres vivants (marque 3),
  • Les talons larges pour s’être abstenu du vol (marque 4),
  • Les mains et les pieds palmés pour avoir séduit les êtres par les quatre moyens de captation [note 15] (marque 5),
  • Des mains et des pieds doux et délicats pour avoir offert à ses maîtres des vêtements, des aliments et des literies, (marque 6),
  • Le coup de pied saillant, des poils uniques naissant de chacun des pores et des poils dressés pour avoir développé la culture des mérites (marque 7, 12 & 13),
  • Des chevilles merveilleuses pour avoir légué et enseigné aux hommes tout ce qui contribue au bonheur et à l’harmonie (marque 8),
  • Des bras qui descendent jusqu’aux genoux et un corps carré …pour avoir donné des choses pures sans tourmenter son bénéficiaire (marques 9 & 11),
  • Le sexe protégé dans un fourreau pour avoir cultivé la pudeur, évité la luxure et pratiqué le don de maisons, de vêtements et de couvertures (marque 10),
  • La couleur de l’or et un éclat large d’une brasse pour avoir cultivé la concentration de bienveillance, la pureté de foi, l’activité mentale et pour avoir distribué aliments, vêtements et literies (marques 14 & 15),
  • Une peau fine et douce pour avoir consulté, vénéré, et comblé les révérends et les saints personnages (marque 16),
  • La partie antérieure du corps semblable à celle du lion, le bas des aisselles rebondi et les épaules parfaitement arrondies pour avoir délégué ses pouvoirs pour gouverner (marques 18, 19 & & 20),
  • Un corps grand et droit pour avoir respecté ses maîtres, être allé à leur rencontre et les avoir accompagnés (marque 20),
  • Les sept parties du corps [note 16] rebondies pour avoir effectué des dons parfaits et copieux (marque 17),
  • Une mâchoire carrée car il n’eut aucune restriction en tous ces dons (marque 25),
  • Quarante dents, des dents jointes et la marque secrète des dents pour s’être abstenu de toute médisance (marques 22 & 23),
  • Des dents blanches, incomparables pour avoir toujours cultivé la bienveillance et les bonnes réflexions (marque 24),
  • Une langue large et mince pour s’être abstenu du mensonge (marque 27),
  • La meilleure des saveurs (c.a.d. un goût subtil) pour avoir donné de l’excellente nourriture sans tourmenter son bénéficiaire (marque 26),
  • La voix brahmique (c.a.d. mélodieuse) pour n’avoir jamais prononcé de paroles injurieuses (marque 28),
  • L’œil d’un bleu foncé et les cils pareils à ceux du bœuf pour avoir regardé les êtres avec une pensée bonne et un regard aimable (marque 29 & 30),
  • Un chignon de chair (il s’agit de la protubérance crânienne, de l’uṣṇīṣa) pour avoir honoré les personnes vénérables, gardé la moralité (c.a.d. la discipline) et l’avoir enseignée aux hommes (marque 31),
  • Une touffe de poils blancs entre  les sourcils (l’ūrṇā) pour avoir loué ceux qui devaient l’être (marque 32).

A la lecture des relations citées par Nāgārjuna, on peut observer avec Etienne Lamotte que « le choix de ces actes est subjectif et largement fantaisiste [note 17] ».

Une analyse comparative entre les différents textes montre que les listes actes-marques varient ; à titre d’illustration, la protubérance crânienne est le fruit, selon le Lakkhaṇa-sutta, de tous les bons actes possibles, « la bonne conduite par le corps, la parole, la pensée … la pratique des dons, la maîtrise des sens … la révérence à l’égard du père, de la mère, des śramaṇa, des brahmana, des aînés … et aussi d’autres choses diverses » alors que le Mahāprajñāparamitāśāstra se contente plus sobrement de lier l’uṣṇīṣa aux faits d’avoir « honoré les personnes vénérables, gardé la moralité et l’avoir enseignée aux hommes ».
 

* * *

On peut relever en conclusion que la volonté de précision des exposés sur les marques physiques (lakṣaṇa) et le souhait de leur trouver une origine karmique ont généré une grande confusion dans les descriptifs et explications des textes. L’iconographie, pour sa part, a choisi de ne montrer que l’essentiel, les marques représentables qui apportent de l’harmonie aux peintures et aux sculptures et qui feront partie, avec les mudrā et les āsana, des caractéristiques des représentations des buddha [note 18].
 

* * *

Quelques évolutions iconographiques

Au-delà de l’iconographie directement liée aux premiers textes, les artistes ont, au cours de l’histoire, développé les marques.
 

Une marque non canonique : les oreilles aux grands lobes

Le Buddha historique était prince ; or les nobles de l’Inde ancienne portaient aux oreilles de lourds bijoux qui étiraient les lobes. Śākyamuni, homme parfait, idéal, supérieur aux hommes et aux dieux par l’enseignement qu’il transmet se devait de présenter cette caractéristique princière.

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photo 16
Peinture, Dhankar gompa, vallée de la Nubra, Inde

photo 17
Sculpture, Buddha de style Pala, Inde
La marque 2 : Les pieds aux mille rayons

Plusieurs pays du bouddhisme Theravāda ont souvent intégré 108 marques sur les pieds des grandes statues. Sur la photo 18, ci-dessous, les 108 marques illustrent les trois sphères, 59 marques attachées à l'okasa-loka (les mondes inanimés), 21 marques attachées au satta-loka (le monde des êtres insérés dans les mondes samsariques) et 28 marques attachées au saṅkhara-loka (la sphère des activités physiques et mentales, leurs changements et évolutions) ; au centre nous trouvons la roue aux mille rayons.

lakṣaṇa-18.chaukhtatgyi, Yangon, DSC_4487.JPG

photo 18 : Buddha couché de 66 mètres de long (temple Chaukhtatgyi à Yangon, Birmanie / Myanmar) ;
la plante des pieds ici représentée mesure 9,75 m. de longueur et 3,35 m. de largeur.

Extension des rayons aux paumes des mains

Une autre évolution consistera à insérer une roue avec des rayons sur les mains des statues ; l’emplacement disponible ne permettant pas de dessiner mille rayons, ils seront évoqués  en présentant autant de rayons que la technique et l’emplacement le permettent (photo 19) ou bien les artistes représenteront la roue de la loi à huit rayons sur les mains (photo 20).

lakṣaṇa-19.kusana, mathura museum.JPG lakṣaṇa-20.pala, indian museum.JPG

photo 19
Main de statue Kouchane

photo 20
Main de statue d’époque Pala
Marque 32 : La tête est haute

Dans les pays de l’Asie du sud-est, l’uṣṇīṣa est souvent surmontée d’une excroissance représentant un bouton de fleur de lotus ou une flamme plus ou moins stylisés.

lakṣaṇa-21.ngaphechaung, lac inle, DSC_5007.JPG lakṣaṇa-22.bagan DSC_5514.JPG lakṣaṇa-23.Laos, Gotin, Vientiane Vat Si Saket_012.jpg
photo 21
Pagan, Birmanie
photo 22
Pagan, Birmanie
photo 23
Vientiane, Laos
Crédits photographiques

Michel Gotin : n° 11, 23.
Christian Soubiran : n° 9.
Guy Bellocq : autres photos
 

Notes

note 1. Monarque idéal qui gouverne avec sagesse et perspicacité et apporte paix et prospérité à ses sujets ; souverain universel « qui gouverne avec la roue ». [retour au texte]

note 2. Nāgārjuna, Mahāprajñāparamitāśāstra, traduction d’Etienne Lamotte, 1981, T.I, p.280, Institut Orientaliste Louvain-la-Neuve, Belgique. [retour au texte]

note 3. Nāgārjuna, Mahāprajñāparamitāśāstra, Op. Cit. p.280-281. [retour au texte]

note 4. Ces textes, dans leur traduction française de Môhan Wijayaratna, sont accessibles aux adhérents de l’IEB sur le site www.bouddhismes.net. [retour au texte]

note 5. Nāgārjuna, Mahāprajñāparamitāśāstra, Op. Cit. p.271-280. [retour au texte]

note 6. Lalitavistara, traduction de P.E. de Foucaux, réédition 1988, pp.95-96, Les deux Océans, Paris. [retour au texte]

note 7. On peut se poser la question de la distinction que l’auteur fait entre hauteur et longueur. [retour au texte]

note 8. Notons que Léonard de Vinci dans son "Etude sur l’homme de Vitruve" affirme également que « La longueur des bras étendus d’un homme est égale à sa hauteur ». [retour au texte]

note 9. Pour plus de détails voir Lamotte Etienne, 1978, pp. 738-739, Histoire du Bouddhisme Indien, des origines à l’ère Śaka, Institut Orientaliste Louvain-la-Neuve, Belgique. [retour au texte]

note 10. Nous nous basons sur les versions et traductions en français des textes cités dans les notes 2 & 3. [retour au texte]

note 11. Penseur bouddhiste du IIème ou IIIème siècle, fondateur de l’école Mādhyamika du Mahāyāna, auteur de nombreux textes dont notamment les Madhyamakakārikā (Stances du milieu par excellence) et du Mahāprajñāparamitāśāstra sur lequel nous nous appuyons ici. [retour au texte]

note 12. Pāramitā : sagesse transcendante, perfection ; mélange d’études et de pratiques vertueuses. [retour au texte]

note 13. Nāgārjuna, Mahāprajñāparamitāśāstra, Op. Cit. pp.1909-1913. [retour au texte]

note 14. Le numéro des marques est ici celui cité par Nāgārjuna  et non celui du Mahāpadāna-sutta évoqué supra. [retour au texte]

note 15. Il s’agit du don, des paroles agréables, des travaux au bénéfice d’autrui et de l’impartialité. [retour au texte]

note 16. Il s’agit des deux mains, des deux pieds, des deux épaules et, selon les textes, du corps ou de la nuque. [retour au texte]

note 17. Nāgārjuna, Mahāprajñāparamitāśāstra, Op. Cit. p.1909. [retour au texte]

note 18. cf. les articles sur les mudrā et les āsana réalisés par le collectif iconographie de l’IEB et disponibles sur le site www.bouddhismes.net :
=> mudrā : http://www.bouddhismes.net/gestes-symboliques
=> āsana : http://www.bouddhismes.net/postures-asana
[retour au texte]

 

Pour en savoir plus...

Il n'existe malheureusement aucun ouvrage consacré à ce sujet, en langue française...

On pourra sinon consulter les textes bouddhiques traduits en français :

  • Lakkhaṇa-sutta et Mahāpadāna-sutta du Dīgha-nikāya, traduction de Môhan Wijayaratna, édition LIS, 2007, vol. II (Mahāpadāna-sutta, DN-14, pp. 323-370) et III (Lakkhaṇa-sutta, DN30, pp. 839-870).
  • Lalitavistara, traduction de P.E. de Foucaux, réédition 1988, Les deux Océans, Paris (pp.95-96)
  • Nāgārjuna, Mahāprajñāparamitāśāstra, traduction d’Etienne Lamotte, 1981, T.I, Institut Orientaliste Louvain-la-Neuve, Belgique (p. 280 sqq)