Les "Dossiers de l'UBE" récents

Comment parvenir à la Libération ?
Publié le: Vendredi, 6 Janvier, 2012 - 10:49

Une méthode pratique en sept étapes...

telle qu'elle a été préconisée - et expérimentée - par le Buddha !
 

buddha_&_bhikkhu.jpg

Depuis plusieurs années, Christian Maës propose, sur un site Internet (http://majjhima.perso.neuf.fr/) sa traduction d'un des recueils les plus importants du Canon ancien rédigé en pâli : le Majjhima-Nikâya ou "Recueil des discours de moyenne grandeur". Cet ensemble, même s'il comprend certaines redites (familières dans ce genre de littérature...), est un monument de la littérature bouddhique et est considéré comme un florilège des enseignements les plus importants  délivrés par le Buddha. On a toujours recommandé aux "moines" (bhikkhu) d'en privilégier la lecture, sinon même de l'apprendre par coeur afin de le garder présent à l'esprit et de pouvoir s'y référer constamment. Une tâche néanmoins difficile quand on sait que le volume réunit 152 sutta !...
Conscient de cette difficulté, Christian Maës propose désormais aussi une anthologie raisonnée d'une trentaine de ces textes sous un volume intitulé "Les Empreintes d'éléphant et trente autres récits" qui constitue une excellente introduction à cette littérature. A chaque traduction des textes eux-mêmes - réalisée directement à partir du pâli - Christian Maës adjoint des notes particulièrement importantes car toutes inspirées de l'abondante littérature des Commentaires qui ont été réunis, en Inde puis à Ceylan, durant les siècles qui ont suivi la disparition du Buddha.  Ces Commentaires ont été à leur tour synthétisés dans une oeuvre majeure de la tradition du Theravâda, le "Chemin de la Pureté" - Visuddhimagga - rédigé au Ve siècle de nore ère par Buddhaghosa, dont Christian maës avait d'ailleurs publié une traduction intégrale il y a quelques années.
De ces Commentaires et du Visuddhimagga il offre en plus la présentation synthétique de ce qu'il appelle l'Ancienne méthode en sept étapes, un résumé très éclairant de l'ensemble du cheminement proposé au pratiquant, de son état actuel jusqu'à la Libération finale. Sans aucun terme pâli, cette présentation reprend, étape par étape, les principaux éléments de l'enseignement pratique préconisé - et expérimenté - par le Buddha et ses successeurs : un condensé remarquable que nous vous proposons de découvrir...

Comprendre les "préceptes"
Publié le: Mercredi, 30 Novembre, 2011 - 15:03

Cinq préconisations pour "méditer" en action 

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Méditer ou agir... faut-il choisir ?

La pratique de la « méditation » en assise est bien connue. C’est un temps privilégié que le pratiquant s’accorde afin de développer les qualités de l’esprit dans les meilleures conditions possibles : assis, en silence, dans un lieu retiré... Mais il se doit, ensuite, de poursuivre ses efforts dans la vie ordinaire, aux cours de ses activités quotidiennes, dans chacun de ses actes… Comment faire ?
Un texte fondateur comme le Satipatthana-sutta propose bien de pratiquer l’attention-compréhension à l’occasion de chaque geste « ordinaire » : « Qu’il aille ou qu’il vienne… qu’il regarde droit devant ou autour de lui… qu’il fléchisse ou étende ses membres… qu’il mange, boive, mastique et savoure… qu’il défèque ou urine… marchant, debout, assis, s'endormant, s'éveillant, parlant, se taisant… il le fait avec attention et compréhension ». Mais une telle pratique semble réservée à quelques temps privilégiés d’une retraite intensive !
Qu’en est-il dans la vie de tous les jours, pour un laïc « maître de maison » qui doit assumer des charges et des préoccupations sociales, familiales, professionnelles…? Le Buddha n’a pas ignoré cette situation et a proposé un certain nombre de préconisations – au nombre de quatre ou cinq, selon les sources – qui constituent un « entraînement de base » ou la « voie de l’entraînement » (sikkha-pâda). Ces préconisations font pleinement partie de l’enseignement bouddhique et peuvent, notamment, s’inscrire dans la triade bien connue, que résume une célèbre stance du Dhammapada : « S’abstenir de tout mal, s’exercer à l’efficace, purifier son propre esprit, tel est l’enseignement des buddha ». 

Quand "le bouddhisme" cache le "Dharma"...
Publié le: Mardi, 1 Novembre, 2011 - 15:28

De l'art difficile,  mais nécessaire... de l'interprétation !  

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"Enso", représentation traditionnelle
de la vacuité comme un cercle vide.
Calligraphie de Daido Bunka (1680-1752) ;
texte à gauche : "C'est quoi ?" 

Avec « Le bouddhisme n'existe pas », récemment paru aux éditions du Seuil, Eric Rommeluère nous propose de partager une longue réflexion sur le processus d'interprétation de l'enseignement du Buddha. 
Le titre a quelque chose de provoquant, c'est certain... et l’auteur s’en explique dans sa préface.
Comme il le précise aussi en titre de l'un de ses chapitres : « Le bouddhisme n'est pas le dharma ». Le premier est une invention de l'Occident, un -isme qui restreint l'enseignement du Buddha à n'être qu'un ensemble de doctrines, un savoir sujet de controverses, quelque chose qui dépend du langage et du raisonnement, quand le dharma, lui, peut se transmettre aussi par le silence et demande d'outre-passer le rationnel et le raisonnable... Le « bouddhisme » ramène l'inconnu au connu, alors que le « dharma » exige d'entrer dans l'inconnu, de lâcher-prise et de se laisser bouleverser...
Mais Eric Rommeluère ne fait pas qu’évoquer cette seule constatation, que d'autres ont déjà fait avant lui. Pour lui, l’enjeu est de taille : comment réellement transmettre l’enseignement du Buddha en Occident ? C’est-à-dire comment l’interpréter – comme l’ont toujours fait les disciples du Buddha, au fil des siècles, en fonction des lieux et des époques – sans pour autant l’adapter à notre convenance ?
Une critique de ce livre ne lui rendrait pas justice... Car Eric Rommeluère invite son lecteur à le suivre dans son approche du dharma, au fil de pensées, de critiques, de questionnements - et de quelques réponses, aussi ! Nous vous proposons donc, plutôt, de découvrir la préface de l’ouvrage et l’un de ses chapitres intitulé « Le discours et la méthode ».

Bouddhisme et renaissances (suite...)
Publié le: Jeudi, 29 Septembre, 2011 - 11:05

L'enseignement sur les "vies successives"
dans les différentes spiritualités indiennes

Renaissances_trois_religions_indiennes.jpgAprès avoir présenté - dans le dossier précédent - quelques critiques sur des interprétations "modernistes" du concept de "renaissances", nous vous proposons de revenir aux origines mêmes de cette théorie...
On affirme souvent que le bouddhisme aurait "emprunté" le principe des renaissances à la culture indienne environnante, plus particulièrement qu'il aurait adapté à sa propre doctrine la croyance hindouiste en les réincarnations. Or, cela fait plusieurs décennies que les chercheurs savent que c'est l'inverse qui s'est produit : c'est sous l'influence du bouddhisme et d'autres mouvements spirituels de l'Inde - comme le jaïnisme - que les brahmanes ont finalement "adopté" cette théorie, qui n'existait pas dans leur tradition ! 
Le résultat des travaux scientifiques met toujours de nombreuses années avant de se diffuser auprès du "grand public"  et bien des ouvrages de vulgarisation continuent de répéter des théories que les chercheurs considèrent depuis longtemps comme dépassées !
Nous vous proposons donc, ici, de faire le point sur ce que l'on sait de l'origine des différents courants spirituels de l'Inde et comment ils se sont mutuellement influencés - notamment en ce qui concerne le concept de "vies successives", qu'on les appelle "renaissances" ou "réincarnations". Parmi les travaux les plus récents, nous nous appuierons particulièrement sur ceux de l'universitaire néerlandais Johannes Bronkhorst, de l'université de Lausanne, qu'il a publiés en 2008 dans un petit ouvrage intitulé "Aux origines de la philosophie indienne".

Bouddhisme et renaissances
Publié le: Vendredi, 2 Septembre, 2011 - 16:40

Comment comprendre les "re-naissances"
telles que les enseigne le bouddhisme ? 

cartoon-reincarnation.JPGL'enseignement bouddhique sur les renaissances est un sujet de débats récurrents, surtout depuis que les Occidentaux s'intéressent au bouddhisme... S'agit-il d'une notion essentielle du bouddhisme ou d'une théorie indienne que le Buddha aurait simplement "intégrée" à son enseignement ? Faut-il y croire ou doit-on faire preuve à son égard d'un scepticisme critique ? Doit-on la comprendre comme une succession réelle de vies biologiques différentes ou, très différemment, comme des états psychologiques qu'on peut (ou non...) connaître au cours de cette seule existence ? 
On comprend aisément que les Européens hésitent à s'imaginer dans le "cycle incommensurable des naissances et des morts", le samsâra, tel qu'il est traditionnellement présenté en bouddhisme. Notre culture nous a plus généralement habitués (sous l'influence des Grecs autant que du monothéisme) à n'envisager qu'une seule vie "terrestre" suivie d'une éternité éventuelle... Mais le sujet a été aussi objet de débats en Asie, parmi les bouddhistes eux-mêmes - en tout cas depuis le milieu du XXe siècle... 
Dans un ouvrage très complet sur ce thème, "Bouddhisme et re-naissances dans la tradition Theravâda", l'universitaire Didier Treutenaere consacre un chapitre complet aux "Tentations et tentatives de négation des re-naissances". Il y examine notamment deux prises de position, très différentes - qui sont souvent celles adoptées par la grande majorité des "sympathisants bouddhistes" -, soutenues d'un côté par l'auteur anglais Stephen Batchelor et, de l'autre, par le maître thaïlandais Buddhadasa bhikkhu. Nous vous proposons de découvrir son argumentation critique à leur propos...

En complément de ce dossier voir aussi "Bouddhisme et renaissances (suite...)"

Les dernières nouveautés en librarie...
Publié le: Vendredi, 1 Juillet, 2011 - 14:06

Quelques livres pour l'été…!

L’été approche… Les éditeurs, comme chaque année, profitent du deuxième trimestre pour multiplier les parutions qui occuperont nos longues heures de loisirs sur la plage, à l’ombre des grands arbres… ou ailleurs !
Le dossier de ce mois vous propose de découvrir quelques-unes des nouveautés qui nous ont paru intéressantes, parmi la foison d’ouvrages parus ces dernières semaines. Malheureusement, nous n’avons pas eu (encore)  le temps ni le loisir de les lire tous ni entièrement… Nous ne pouvons donc vous les présenter nous-mêmes, assortis de commentaires ; les présentations sont celles des éditeurs !
Cela dit, la variété des titres aura de quoi satisfaire les plus curieux et les plus exigeants : traduction de texte classique, comme le "Dhammapada", réédition d'ouvrage de référence, comme "La civilisation tibétaine" de Rudolf A. Stein, recueil de discours du Dalaï-Lama ("L'appel au monde"), étude socio-ethnologique sur la place de la femme dans les pays du Theravâda (un excellent petit ouvrage de Steven Collins, que nous recommandons !!), recueil d'enseignements de la tradition de forêt de Thaïlande (Ajahn Chah et Ajahn Brahm), récit de voyage sur les traces du pèlerin chinois Xuanzang ("Par-delà les montagnes célestes")... la moisson est riche !!
Et pour ceux qui auraient manqué les parutions des mois précédents, nous vous renvoyons à la page de notre site : http://www.bouddhismes.net/actualites
Bonne lecture à toutes et à tous !...
L'art bouddhique revisité par le XIXe siècle européen
Publié le: Dimanche, 1 Mai, 2011 - 15:22

Odilon Redon

Buddha en fleurs… théosophiques !

Odilon Redon - Bouddha Depuis le 23 mars et jusqu’au 20 juin prochain, le Grand Palais accueille, à Paris, une rétrospective exceptionnelle de l’œuvre d’Odilon Redon (1840-1916), peintre symboliste à qui l’on doit, notamment, quelques représentations – tout aussi exceptionnelles – du Buddha !
La plus célèbre d’entre elles – ci-contre, qui figure dans la « frise » de buddha de la page d’accueil de notre site Internet… – ne rend pourtant pas compte du symbolisme très particulier de cette représentation dans l’œuvre du peintre… car il y manque la profusion de fleurs qui orne les autres et qui constitue la clé de compréhension du symbolisme de Redon.
Peintre de son époque, Redon ne connaissait du bouddhisme que ce qu’une certaine littérature spiritualiste en avait transmis aux intellectuels de son temps, notamment celle émanant de la Théosophie, qui joua un rôle déterminant dans la diffusion du bouddhisme en Occident.
Nous vous proposons de découvrir ce symbolisme théosophique – librement « inspiré » du bouddhisme… – sans lequel bien des œuvres de Redon nous resteraient à jamais incompréhensibles… comme un témoignage, parmi d’autres, de « l’occidentalisation » du bouddhisme qui n’a sans doute pas fini de se manifester – pour le meilleur, parfois (comme ici, dans l’œuvre de Redon…), et pour le pire, aussi, souvent !!
 

 

L'art bouddhique : comment représenter l'irreprésentable ?
Publié le: Vendredi, 1 Avril, 2011 - 15:22

Principes d'art bouddhique

La représentation du Buddha

L'art bouddhique, comme tout autre art religieux et sacré, a été confronté au problème de la représentation de ses symboles et, au premier chef, de « celui » qui incarnait la réalisation la plus haute de son Enseignement, le Buddha lui-même.
Bien que les bouddhistes n'aient pas connu d'interdiction particulière concernant la représentation « personnelle » du Buddha (comme le judaïsme ou l'islam refusent la représentation de Dieu), ils se sont trouvés confronté à un problème tout à fait difficile à résoudre : comment figurer, sous forme « humaine », celui qui, par sa réalisation spirituelle, dépasse toute catégorie humaine ?
Il faudra attendre plusieurs siècles avant que la question ne soit finalement résolue, avec le développement du Mahâyâna et de deux écoles de sculpture apparues à la même époque, au Gandhara et à Mathurâ. Les principes de représentation du Buddha développés alors resteront à jamais ceux de toutes les écoles ultérieures, quelles que soient les époques ou les lieux, donnant ainsi à l'art bouddhique des bases communes encore aujourd'hui préservées et appliquées, qui lui assurent une unité de style tout à fait remarquable. Nous vous proposons d'en découvrir les grands principes...
Le Zen : au Japon et ailleurs !...
Publié le: Mardi, 1 Mars, 2011 - 14:22

Le Zen : au Japon et ailleurs !...

   

L'édition française, ces derniers mois, nous donne l'occasion de poser un regard pluriel sur le Zen... Au Japon, tout d'abord, avec une étude de Bernard Faure - spécialiste francophone de l'histoire du bouddhisme japonais ; hors du Japon, ensuite, avec deux ouvrages d'enseignements de maîtres zen fort différents : le premier, Shunryu Suzuki (1904-1971), fut l'un des plus importants introducteurs du Zen aux Etats-Unis ; le second - plus inattendu, car largement méconnu en France -, Samy Ama, est un Indien né dans une famille chrétienne et "converti" au bouddhisme par un jésuite !
Bernard Faure, depuis longtemps, travaille à "démystifier" le bouddhisme - surtout celui du Japon et, plus particulièrement, le Zen. Dans ce dernier ouvrage, il s'intéresse à
l’un des patriarches du Zen japonais, Keizan Jôkin (1278-1325). Son approche, historique et anthropologique, contribuera une fois encore à mettre à mal certaines idées reçues. En replaçant ce personnage dans son contexte, il ouvre un horizon peuplé de forces cosmiques, de divinités et d'êtres fabuleux, de pouvoirs spirituels... que l'Occident n'associe généralement pas avec l'image épurée qu'il s'est faite du Zen !
Les enseignements de Shunryu Suzuki, en revanche, correspondront sans doute davantage à notre imaginaire... quoique le maître japonais a toujours de quoi surprendre ! Ce recueil - le deuxième publié en français - regroupe 35 enseignements oraux, souvent assez brefs mais toujours percutants. Bien qu'il n'ait vécu qu'une dizaine d'années aux Etats-Unis, il eut le temps de fonder le premier centre zen ouvert aux non Japonais et de connaître avec acuité les particularités de ses nouveaux adeptes. Fidèle à ses origines et à sa formation, Shunryu Suzuki n'en savait pas moins adapter ses conseils de manière remarquable au contexte occidental.
Samy Ama, quant à lui, n'est guère connu du public européen, bien qu'il enseigne régulièrement en Occident. Seul maître zen reconnu d'origine indienne, il est né en 1936, en Birmanie, dans une famille chrétienne. Elevé par un grand-père mulsuman, il deviendra prêtre catholique avant de fréquenter l'ashram de Ramana Maharishi - sur les conseils d'un moine bénédictin - puis d'être initié au Zen de l'école Sambo-Kyodan par le jésuite Enomiya Lasalle ! Devenu disciple du roshi japonais Yamada Ko-Un, il en recevra la certification en 1984 et crée en Inde du sud le centre Bodhi Zendo. Cette vaste culture spirituelle marquera, bien évidemment, son approche de la "vacuité", dont il fait le centre de ses enseignements...

Nous vous proposons de découvrir ces deux maîtres contemporains à travers quelques extraits de leur enseignement...  

Le karma, débats et controverses
Publié le: Mardi, 1 février, 2011 - 14:22

Le karma
débats et controverses

  

Le numéro 6 de notre publication Les cahiers bouddhiques est consacré à un thème qui ne laissera personne indifférent : le karma !
Si ce terme fait aujourd'hui partie de notre vocabulaire - au point de figurer dans les "meilleurs" dictionnaires de langue française... - la notion bouddhiste du
karma reste souvent bien mal connue.
Tout d'abord parce que le terme est commun à tous les systèmes de pensée indiens, que l'on confond encore trop souvent : le bouddhisme, le jaïnisme et ce qu'on appelle l'hindouisme, c'est-à-dire plusieurs écoles de pensée fort diverses... Ensuite parce que cette notion, très différente selon ces systèmes, a aussi évolué au cours des siècles - et jusqu'au sein du bouddhisme lui-même - et qu'elle a donné lieu à de nombreux débats, controverses et influences réciproques... Enfin parce que ces évolutions se sont elles-mêmes poursuivies au-delà du territoire de l'Inde, dans les pays bouddhistes de l'Asie : en Chine, au Tibet, en Asie du sud-est...
Autant dire que parler "du"
karma relève d'une simplification extrême... Sans doute, comme on évoque parfois "les" bouddhismes, faudrait-il parler ici "des" karma !
Les cahiers bouddhiques n° 6 ne prétend pas résoudre toutes les difficultés - loin s'en faut - mais propose néanmoins de faire entrer le lecteur dans quelques-unes des perspectives qui permettront de mieux en apprécier toute la richesse - c'est-à-dire, aussi, toute la complexité ! Et cette notion, plus qu'aucune autre au sein de la Doctrine bouddhique, révèle à quel point tout est conditionné...
Pour en avoir un aperçu, nous vous proposons de découvrir quelques extraits de l'article que Dominique Trotignon y consacre au "Kamma et loi des causes multiples : Tout n'est pas kamma...", selon le canon ancien (Pâli) et l'école du Theravâda.