Les "Dossiers de l'UBE" récents

Reconnaître les postures
Publié le: Lundi, 3 février, 2014 - 14:03

Les āsana
et autres postures

asana-15_Vajrapani_pala_indian-museum.jpgAprès vous avoir présenté la manière de « reconnaître les gestes symboliques », nous vous proposons aujourd’hui de « reconnaître les postures » des personnages et déités bouddhiques.
Cette reconnaissance est complexe : si les plus anciens mudrā (« gestes symboliques ») correspondent souvent à un événement précis, la posture seule ne permet pas de reconnaître une scène, un événement ou un personnage ; elle participe, au même titre que le reste du corps, à une expression globale qui, elle, permettra l’identification recherchée.
Nombre d’attitudes et de postures puisent leurs plus anciennes sources dans les traités de yoga et de danse de l’Inde ancienne ; la posture de méditation, posture la plus habituelle pour représenter le Buddha historique, est même représentée sur des sceaux de la civilisation de l’Indus, il y a quatre mille ans.
On a coutume de distinguer les attitudes (1) assises, (2) agenouillées et à demi levées, (3)  debout, (4) couchées, (5) volantes et (6) conjointes ; nous présentons ci-après les principales attitudes adoptées dans l’iconographie bouddhique, toute analyse exhaustive étant impossible, car, lorsque l’on rentre dans le détail des représentations, le nombre de postures est illimité !...

Grand site bouddhique
Publié le: Jeudi, 5 Décembre, 2013 - 11:39

Lumbini :
lieu de naissance du Buddha

Lumbini_vue-aerienne-site-archeologique.jpgDes fouilles archéologiques menées en 1896, près du village népalais de Rummindei, ont permis de retrouver le site historique de Lumbini, traditionnellement considéré comme le lieu de naissance du Buddha Gautama. Inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco en 1997, Lumbini est naturellement devenu un pôle de pèlerinage important et de nombreux aménagements y ont été accomplis depuis quelques décennies : des temples modernes, de diverses traditions bouddhiques, s'y multiplient depuis pour accueillir les pèlerins, tandis que les fouilles se poursuivent...
Fin novembre 2013, une équipe internationale d'archéologues a découvert les fondations d'un temple qu'on a pu dater du VIe s. avant notre ère, et l'on s'est aussitôt empressé de remettre en cause la datation désormais admise de la vie du Buddha !
Pourtant, rien n'atteste avec certitude que ce lieu ait bien été celui de la naissance du Buddha...

Pour lever les malentendus...
Publié le: Jeudi, 3 Octobre, 2013 - 16:14

Douze questions
pour comprendre la voie du Bouddha

bouddha-TV.jpgPhilippe Cornu, président de l'IEB, vient de publier en septembre, aux éditions du Seuil, un ouvrage intitulé "Le bouddhisme : une philosophie du bonheur ?". L'intérêt de l'ouvrage est, bien évidemment, dans l'explication du point d'interrogation final... A travers douze questions récurrentes (Le bouddhisme est-il une philosophie ? Qu'est-ce que le karman ? La méditation est-elle la pratique bouddhique par excellence ?, etc.), l'auteur entend tordre le coup aux a priori et autres idées préconçues qui, depuis plusieurs décennies, aboutissent le plus souvent à une instrumentalisation du bouddhisme - à la manière de ce qui se produisit pour le yoga hindou souvent "réduit", en Occident, à une simple gymnastique relaxante ! Le bouddhisme, enseignement spirituel, n'est-il pas en train de connaître le même sort lorsqu'il est proposé comme outil de développement personnel ? C'est à cette question, notamment, que tente de répondre Philippe Cornu dans son chapitre 7, que nous vous proposons de découvrir... Mais on attirera aussi l'attention du futur lecteur sur le chapitre final "Comment suivre la voie bouddhique ?". L'auteur y invite à redécouvrir ce qu'est un "cheminement spirituel", c'est-à-dire une oeuvre de longue haleine, qu'on pourrait juger peu adaptée à notre rythme de vie contemporain et à ses exigences de satisfaction immédiate !

Conseils de pratique
Publié le: Vendredi, 16 Août, 2013 - 10:15

La générosité, d'abord...

buddhist-statues-praising-tian-tan-buddha-16083.jpgSi la plupart des Occidentaux viennent à la pratique du bouddhisme par celle de la méditation, la plus grande majorité des asiatiques, eux, y viennent par la pratique de la générosité et du don !
Cette pratique du don, dit « méritoire », est généralement assez mal considérée en Occident, où elle est assimilée à une sorte de calcul pour obtenir seulement une meilleure renaissance — à laquelle peu d'Occidentaux croient ! Pourtant, dans toutes les traditions bouddhiques, la générosité est présentée comme la première vertu à accomplir — dāna-pāramitā —, notamment pour les bodhisattva, et la pierre angulaire de toute autre pratique, y compris celle, justement, de la méditation...
Pour illustrer — et vous faire découvrir — cette articulation essentielle entre don et méditation, nous vous proposons la lecture d'un enseignement de Thanissaro bhikkhu (Geoffrey DeGraff), un Américain engagé dans la tradition de forêt du bouddhisme de Thaïlande, bien connu des internautes pour ses traductions de sutta accessibles sur le site Internet Acces to Insight.
Dans cet enseignement, Thanissaro bhikkhu évoque les avantages de la pratique du don et des préceptes comme la première « expérience qu’il existe dans le monde des formes de bonheur qui sont contre-intuitives » ou « à contre-courant » — selon l'expression habituelle des textes bouddhiques.
Il s'agit de développer dans l'esprit l'idée que « le véritable bonheur ne passe pas par une dichotomie affirmée entre son propre bien-être et le bien-être des autres ». Ainsi, la méditation ne peut-elle plus être une pratique « égoïste », centrée sur soi et son propre intérêt, mais au contraire une pratique généreuse, un espace ouvert et accueillant, l'opposé du « monde de peur que vous créez lorsque vous n’êtes pas généreux, un monde très étouffant, parce qu’il y manque toujours quelque chose » et qu'il reste dominé autant par l'attachement que par l'avidité ! De plus, la pratique du don consiste en une pratique de « lâcher-prise » qui rejaillira automatiquement sur la pratique de la méditation car « si vous êtes habitué à lâcher prise des choses matérielles, cela sera beaucoup plus facile de commencer à faire l’expérience du lâcher-prise des attitudes mentales malhabiles »...

Un texte fondamental du Mahāyāna
Publié le: Vendredi, 31 Mai, 2013 - 16:45

Le « Sūtra du Lotus de la Bonne Loi »

Saddharma Puṇḍarīka Sūtra

Lotus-0_0.JPGLe « Sūtra du Lotus de la Bonne Loi » est l'un des plus anciens et des plus importants sūtra du Mahāyāna. Bien qu’on en connaisse aujourd’hui plusieurs versions indiennes (en sanskrit et en gandhari), son influence fut surtout importante en Asie centrale et plus encore orientale, où il connut de nombreuses traductions et donna naissance à plusieurs écoles qui le considéraient comme le summum de la doctrine bouddhique, notamment l'école chinoise Tiantai (en japonais : Tendaï) et, au Japon, l'école fondée par Nichiren.
Ce Sūtra est aussi célèbre pour ses paraboles, comme celle du « Fils prodigue » ou encore celle de « la Maison en feu », dans laquelle sont évoqués trois Véhicules (des auditeurs, des « buddha-pour-soi » et des bodhisattva), mais qui fait surtout l’éloge du « Grand Véhicule », présenté comme le seul et unique Véhicule enseigné par le Bouddha.

Pour vous le présenter, nous vous proposons un article que Mark L. Blum lui a consacré dans un ouvrage collectif que nous avons déjà plusieurs fois conseillé : « Bouddhisme - Art et philosophie, histoire et actualité », publié sous la direction de Kevin Trainor.

reconnaître les gestes symboliques
Publié le: Vendredi, 12 Avril, 2013 - 17:11

Les mudrā

mudra-00.jpgLorsqu’on décida de représenter le Bouddha Gautama Śākyamuni sous forme humaine, au début de l’ère chrétienne, on associa des gestes symboliques aux principaux épisodes de sa vie. De cette manière, malgré l’uniformité apparente des représentations, on pouvait clairement identifier l’événement qui était ainsi évoqué. Certaines de ces mudrā sont bien connues, comme la mudrā de « la prise de la terre à témoin » ou celle de la méditation, qui symbolisent les différents épisodes de la nuit de l’Éveil, la mise en mouvement de la « Roue de la Loi », associée au premier enseignement du Bouddha à Sārnāth, ou encore la mudrā de « l’absence de crainte » ainsi que celle du don.
Par la suite, de très nombreux autres gestes viendront s’ajouter à l’iconographie bouddhique portant à plus de cinquante ceux que l’on peut observer dans les différentes figures du panthéon, et jusqu’à cent-huit pour les gestes spécifiques aux rituels tantriques : par exemple les gestes de « menace », associés aux divinités « courroucées », ou le « poing de sagesse », caractéristique de certaines formes du buddha « primordial » Mahāvairocana.
De nos jours, les mudrā rituelles, associées aux attitudes, aux sièges, aux couleurs et aux signes corporels, permettent d’identifier les différents buddha, bodhisattva et grands personnages du panthéon bouddhique.
Nous vous proposons d’en découvrir les principales…

Prendre en compte les mécanismes sociaux de la souffrance...
Publié le: Vendredi, 15 février, 2013 - 11:43

Qu’est-ce que le bouddhisme engagé ?

Rommeluere_Bouddhisme-engage.jpgIncarné par des personnalités comme le XIVe dalaï-lama ou le maître vietnamien Thich Nhat Hanh – qui forgea cette expression dans le contexte de la guerre du Viêtnam –, le « bouddhisme engagé » est un nouveau courant de pensée apparu sous l’influence des conceptions occidentales de l’aliénation et de l’émancipation.
Dans ses formes historiques, le bouddhisme a toujours considéré la souffrance comme la manifestation d’une angoisse existentielle individuelle, et ses enseignements comme des méthodes pour en défaire les mécanismes mentaux ; mais, depuis le début du XXe siècle, quelques bouddhistes ont souhaité élargir ce point de vue et ont décidé de prendre en compte, aussi, les mécanismes sociaux de la souffrance…
Né en Asie, mais désormais de plus en plus présent en Occident, le « bouddhisme engagé » exprime ainsi une position réellement nouvelle dans l’histoire pluri séculaire du bouddhisme : désormais un bouddhiste peut (ou mieux doit) s'engager dans la vie politique, économique ou civile afin de concrétiser, en ce monde, un idéal de société juste et équitable, quitte – et c'est là encore une nouveauté ! – à s’opposer aux structures établies. On critique ainsi un modèle qui voudrait que le « moine » demeure comme en retrait de la société, sans remettre en cause les systèmes politiques ou économiques, quitte à paraître ignorer qu’une grande partie de l’humanité ne mange pas à sa faim, n’a pas de toit sous lequel s'abriter et n’a toujours pas accès à l'éducation…
Les bouddhistes engagés, eux, déclarent ressentir le besoin de répondre à une souffrance plus globale que la simple souffrance psychologique ou existentielle. Pour eux, il leur faut aussi affronter les inégalités sociales, les problèmes matériels, les questions économiques et les oppressions. Se changer soi-même et changer le monde ne sont plus alors que deux facettes d’un même projet !

Éric Rommeluère, enseignant bouddhiste formé dans la tradition zen, participe actuellement à la création d’un collectif francophone de bouddhistes engagés. Auteur de nombreux articles et essais – comme Les bouddhas naissent dans le feu (2007) et Le bouddhisme n’existe pas (2011) – il poursuit son exploration des enseignements du Bouddha, de leurs interprétations et adaptations possibles – voire souhaitables… – en Occident en signant aujourd’hui un sixième ouvrage : Le bouddhisme engagé. Le livre est divisé en trois grandes parties : une présentation développée du bouddhisme engagé, ses origines, ses tendances, son hétérogénéité, ses figures contemporaines ; un questionnement sur le bouddhisme engagé, ses promesses, ses paradoxes et les difficultés qu’implique l’intégration de perspectives sociales ; une méditation sur la possibilité d’un engagement face aux grands défis contemporains (les questions économiques, politiques et écologiques), puisant dans les enseignements bouddhistes ainsi que dans d’autres courants de pensée contemporains comme l’éthique du « care ».
Nous vous proposons d’en découvrir trois extraits : préface, extrait du chapitre 1 et postface.

A noter que l’IEB recevra Eric Rommeluère le mardi 26 mars, de 18 h 30 à 20 h 30, au « Forum 104 » (104 rue de Vaugirard 75006 Paris, salle « Les Oliviers »), pour une conférence-débat autour de son livre.
Quelques exemplaires de l’ouvrage seront proposés à la vente à cette occasion.
Accès libre et gratuit, sans inscription préalable !

Corps et esprit dans le bouddhisme et le christianisme
Publié le: Mardi, 2 Octobre, 2012 - 11:06

Christ-Buddha.jpgLe Buddha et le Christ :
une question d'actualité...

Les rapports - relations, similitudes, oppositions... - entre le bouddhisme et le christianisme, comme entre le Buddha et le Christ, restent toujours d'actualité !
Outre l'Atelier proposé à l'IEB sur la "double appartenance" (animé par Eric Vinson, à partir du 15 octobre prochain), on peut évoquer la réédition récente du livre historique du Cardinal de Lubac sur les "Aspects du bouddhisme", ou remarquer la conférence inaugurale que l'Institut supérieur de Théologie de Nice Sophia-Antipolis demandait récemment à Dennis Gira sur le thème : "Jésus et/ou Bouddha ? Le bouddhisme est-il une alternative au christianisme"...
Parmi les sujets abordés dans le cadre du "dialogue bouddhisme-christianisme", la place du corps dans la pratique et ses relations avec l'esprit occupe une place de choix. On a souvent évoqué le fait que les chrétiens auraient "re-découvert" le corps, dans leur propres pratiques spirituelles, sous l'influence des "spiritualités orientales", et notamment du bouddhisme - la "méditation à la manière du Zen" ayant désormais sa place dans certains monastères chrétiens...
Pour évoquer ce thème - et coller à l'actualité de rentrée de l'Institut d'Etudes Bouddhiques - nous vous proposons de découvrir deux interventions consacrées à ce sujet, diffusées sur le site des éditions Bayard : "Croire.com". Dans une première intervention, intitulée "La tête et les jambes", le père dominicain Thierry-Marie Courau (Doyen de la Faculté de théologie de l'Institut catholique de Paris) évoque son "expérience d'entraînement de l'esprit" dans un centre bouddhiste américain - expérience vécue lors d'un "tour du monde" bouddhiste qui a duré un an et lui a permis d'être initié aux différentes formes de "méditation" pratiquées par les bouddhistes du Theravâda, du Zen et du bouddhisme tibétain. Dans une autre intervention, intitulée "Redécouvrir l'unité "corps-âme-Esprit" par la double-appartenance chrétien-bouddhiste", notre collègue Eric Vinson explique la place qu'occupent le corps et le "symbolique" sur la voie spirituelle, tant en bouddhisme qu'en christianisme.

Hors de toute convention : les Mahāsiddha
Publié le: Dimanche, 9 Septembre, 2012 - 17:24

Les « Grands Accomplis »
extraordinaires et si humains !

quatre_Mahasiddha.jpgEmblématiques de la pratique tantrique, surtout dans sa dimension non conventionnelle, les « Grands Accomplis » – Mahāsiddha – sont des maîtres indiens qui ont vécu entre le VIIe et le XIIe siècle. Instruits dans les pratiques par de grands bodhisattva comme Mañjuśrī ou Vajrapāṇi, ils ont souvent donnés naissance à des lignées de transmission du Vajrayāna et sont, pour certains d'entre eux, directement à l'origine des différentes lignées actuelles du bouddhisme tantrique, tibétain ou japonais !
Populaires et souvent vénérés, particulièrement au Tibet, ce sont des personnages dont on peine à savoir s’ils ont eu une existence historique réelle, amplifiée ultérieurement par la tradition, ou s’il s’agit de personnages avant tout archétypiques. En effet, tout comme on évoque les 84.000 enseignements du Buddha – autant qu’il y a de « cas » psychologiques singuliers pris en compte par le Buddha dans ses enseignements – la tradition la plus répandue compte 84 Mahāsiddha. Ce nombre, symbole de complétude dans la tradition indienne, permet de considérer chacun d’entre eux comme un exemple paradigmatique de pratique et de perfectionnement ; ainsi chacun pourra envisager, selon ses caractéristiques propres – illustrées par l’un ou l’autre de ces Mahāsiddha –, de s’engager sur la Voie tantrique en ayant bon espoir de réussite !
Leurs biographies – compilées notamment par le maître indien Abhayadatta – offrent un florilège haut en couleurs de personnages atypiques, en raison des « grands (mahā) pouvoirs (siddhi) » qu’ils ont développés, mais aussi étonnamment familiers puisque tous manifestent des caractéristiques, des passions ou des défauts communs à chaque membre de l'humanité ! Aussi, qu’on soit avare, joueur, paresseux, moine érudit, chasseur, forgeron, roi, mendiant ou décortiqueur de riz, l’un d’entre eux aura forcément un point commun avec chacun des hommes… ou des femmes – car on compte aussi 4 femmes parmi les Mahāsiddha !
Nous vous proposons d’en découvrir quelques-un(e)s…

Entre « quête de Soi » et « ouverture au Tout »...
Publié le: Lundi, 28 Mai, 2012 - 18:06

« Souci de soi, conscience du monde »
Vers une religion globale ?

individuo-global-2.jpgContrairement à la plupart des observateurs actuels qui prétendent que nous entrons dans une ère de « multiplication des croyances », Raphaël Liogier entend montrer dans son dernier ouvrage « Souci de soi, conscience du monde » que, sous des « emballages » multiples, tout le monde croit finalement de plus en plus... la même chose !
Cette croyance commune, il l’appelle « individuo-globalisme », car elle combine l’épanouissement de l’individu, son bien-être, la suprématie de la « vérité intérieure », l’actualisation d’un potentiel personnel secret... et, en même temps, une mystique du cosmos, de l’univers, du Tout, de la Nature en quelque sorte « divinisée ».
L’ouvrage montre aussi qu’il existe, d’un côté, des religions instituées pénétrées par l’individuo-globalisme - et le « bouddhisme occidental » en est un exemple particulièrement frappant...-, qui peuvent avoir plus ou moins de succès, mais surtout, d’un autre côté, une religiosité institutionnellement invisible qui s’imprime dans nos moindres actes quotidiens, même lorsque nous nous affirmons athées et officiellement incroyants ! Autrement dit, cette mutation religieuse est aussi le produit d’une lente révolution culturelle.
Il s'agit ici d'une description nouvelle de l’évolution de la mondialisation : non pas des « civilisations » se faisant face à l’échelle planétaire, mais une même culture dominante, produite par les sociétés industrielles avancées, qui se diffuse sous différentes formes ou « esthétiques », qu'elle soit assimilée et incorporée dans les différents contextes locaux, ou, au contraire, qu'elle fasse l’objet de réactions - par exemple à travers le(s) fondamentalisme(s). L’ouvrage montre ainsi à quel point la mondialisation n’est pas seulement un processus matériel mais aussi, et peut-être surtout, symbolique ; autrement dit : les croyances, elles aussi, se mondialisent !

Nous vous proposons de découvir deux larges extraits de cet ouvrage, avant une rencontre-débat avec Raphaël Liogier, lors de notre "Journée de fin d'année", le samedi 23 juin prochain, de 16 h à 18 h, au "Forum 104", (104 rue de Vaugirard 75006 Paris - entrée libre et gratuite).