Les "Dossiers de l'UBE" - archives

« Transformer notre esprit » - Dalaï-Lama
Publié le: Vendredi, 1 Mai, 2009 - 15:22

 


« Transformer notre esprit »

Un enseignement du Dalaï-Lama


 

« Bonheur et souffrance sont principalement des expériences qui appartiennent au domaine de notre conscience. C’est pourquoi il est si important de comprendre dans sa totalité la nature des sensations et des émotions, ainsi que les causes et les conditions qui les régissent. [...] Puisque nous cherchons le moyen de dissiper la souffrance ou de trouver le bonheur, nous devons donc nous demander : "Quelle est la nature de la souffrance ? quelle est la nature du bonheur ? quelles sont les causes et les conditions qui les régissent ?" [...] C’est ainsi que fonctionnent les enseignements bouddhistes. »

Le texte que nous vous proposons ci-dessous est extrait du livre "La grande paix de l'Esprit" (éditions de La Table Ronde, Paris, 2008) qui reprend les enseignements donnés par le Dalaï-Lama, durant l'été 2000, au centre de Lérab Ling, dans le Languedoc, sur le texte du maître tibétain Longchenpa : "Trouver le confort et l'aise dans la méditation de la Grande Perfection".

Notre extrait est issu de la première partie de l'ouvrage, dans lesquels le Dalaï-Lama rappelle "les principes-clés de l'enseignement du Bouddha" et, notamment dans son chapitre 2, comment "Transformer l'esprit".

 

"Le monastère est en nous" - Roland Yuno Rech
Publié le: Mercredi, 1 Avril, 2009 - 15:22

 


"Le monastère est en nous"


Etre moine dans la vie quotidienne, selon la pratique du Zen

un enseignement de Roland Yuno Rech
 

"Etre moine", dans la tradition bouddhique, peut être compris de diverses manières selon les traditions... Dans les écoles tibétaines, comme dans l'école du Theravâda, en Asie du sud-est, le "moine" (bhikkhu, bhikshu) est avant tout celui qui réside dans un monastère, suivant des préceptes qui comportent les voeux de pauvreté et de chasteté, qui impliquent le port d'un vêtement particulier et une vie de type communautaire - à l'instar des moines chrétiens en Occident...
Le Zen japonais, pour diverses raisons historiques, s'est éloigné de ce modèle mais n'en a pas perdu pour autant l'esprit essentiel : ceux que l'on nomme "moines Zen" sont désormais le plus souvent mariés mais, qu'ils vivent dans des monastères ou dans la société ordinaire, ils continuent néanmoins de suivre l'état d'esprit de ce qui fait un vrai disciple du Bouddha : le détachement, la disponibilité, la pratique de chaque instant...
Pour mieux connaître cette démarche, nous vous proposons ci-dessous un enseignement ("kusen") de Roland Yuno Rech, l'un des principaux disciples français du maître japonais Taisen Deshimaru, responsable du Dojo Zen de Nice et vice-président de l'Association Zen Internationale.
 

 

Du stûpa indien à la pagode d'Extrême-orient
Publié le: Dimanche, 1 Mars, 2009 - 14:22

Evolutions d'un monument emblématique
du bouddhisme et du Buddha

         

Reconstitution du grand stûpa d'Amaravâti (Inde) et pagode du temple Horyu-ji de Nara (Japon)

Nous vous proposons ci-dessous de larges extraits d'un important article que Dietrich Seckel
a consacré à ce sujet dans son ouvrage "L'art du bouddhisme. Devenir, migration et transformation",
éd. Albin Michel, coll. "L'art dans le monde", Paris, 1962.
 

Bouddhisme et Psychanalyse - Jean-Pierre Schnetzler
Publié le: Jeudi, 1 Janvier, 2009 - 14:22


Bouddhisme et Psychanalyse


Conférence de Jean-Pierre Schnetzler


28 février 1996

[ce texte est extrait du transcript de la conférence qui est disponible à la vente sur notre site Internet :
rubrique : "Université" => "Publications" => "Transcripts de conférence"]

La mort, et après ?!...
Publié le: Lundi, 1 Décembre, 2008 - 14:22

    La mort, et après ?!... 
par Dominique Trotignon, Directeur de l'UBE

[ce texte est celui d'une conférence donnée le 31 mai 2008, en la cathédrale de Rouen,
à l'occasion d'une "Disputatio" boudhisme-christianisme, dans le cadre des "Fêtes Jeanne-d'Arc"]

La mort est un phénomène si évident, pour nous, qu’il paraît impossible que quiconque puisse le remettre en cause.
« Tous les hommes sont mortels » ; la formule est connue. Et les civilisations elles-mêmes, Paul Valéry nous l’a appris, sont elles aussi mortelles...
Nul n’échappe à la mort – les bouddhistes, apparemment, ne disent pas autre chose : une stance du Dhammapada, un recueil d’aphorismes que tous les bouddhistes connaissent, déclare :
« Ni dans l’air, ni dans les profondeurs de l’océan, ni dans les hauteurs des rochers, nulle part dans le monde il n’existe aucune place où l’on puisse trouver un abri contre la mort. »

 

Qu'est-ce que le "petit véhicule" ?...
Publié le: Samedi, 1 Novembre, 2008 - 14:22

Qu'est-ce que le "petit véhicule" ?...

L’opposition entre un « Petit » et un « Grand » « Véhicules » est extrêmement courante dans le bouddhisme, aujourd’hui, tant en Asie qu’en Occident. Très souvent, on utilise aussi l’expression de « Petit Véhicule » pour désigner l’école Theravâda, la plus ancienne des écoles bouddhistes actuelles, présente dans toute l’Asie du sud-est, alors que les écoles qui se sont implantées et développées dans le reste de l’Asie (Extrême-orient, Himalaya ou Asie centrale) se réclament, elles, du « Grand Véhicule ».
L’emploi de l’expression « Grand Véhicule » ne pose a priori aucun problème, mais il n’en va pas de même pour celui de « Petit Véhicule », qui se révèle nettement péjoratif. De plus, malgré certaines permanences, la définition qui en a été donnée a varié au cours des siècles et s’est différenciée dans ses emplois, notamment entre l’Extrême-Orient et l’aire tibétaine. Elle masque aussi, en partie, des réalités historiques dont on a souvent sous-estimé l’importance et la valeur - et les chercheurs occidentaux, dans ce domaine, ne sont pas exempts d’une certaine responsabilité…
Les emplois actuels de l’expression de « Petit Véhicule » relèvent en fait d’une grande confusion, qui mêle des définitions et des usages d’époques et de lieux différents, et procède à des assimilations souvent tout à fait surprenantes. Une approche historique et systématique devrait permettre de lever certaines des ambiguïtés les plus flagrantes et de débrouiller l’écheveau des significations comme des emplois les plus abusifs. C’est ce que cet article se propose de tenter...

Bouddhisme et Occident
Publié le: Lundi, 1 Septembre, 2008 - 15:22

Bouddhisme et science
vus par le Dalaï-Lama

Le bouddhisme a souvent été présenté comme une "science de l'esprit" et, depuis la fin du XIXe siècle, on compare volontiers la démarche du Bouddha à celle des scientifiques, surtout lorsqu'on veut montrer que le Dharma ne demande pas une adhésion de foi aveugle mais, au contraire, une confiance née de l'expérimentation.
Cette comparaison n'a pas toujours été exempte d'une certaine mauvaise foi, parfois même caricaturale... car elle servait aussi à opposer de manière un peu simpliste les religions du Livre - présentées comme essentiellement dogmatiques - et le bouddhisme - rationnel et scientifique.
Il faudra attendre les toutes dernières décennies du XXe siècle pour qu'un véritable dialogue s'instaure entre les bouddhistes et les scientifiques occidentaux et que soit vérifiée - de manière scientifique ? - la pertinence d'une telle affirmation...

Le Dalaï-Lama participera activement à ce dialogue, dont il reste aujourd'hui l'un des membres bouddhistes les plus actifs. Dans un ouvrage paru il y a quelques années - "Tout l'univers dans un atome" - il évoque sa découverte de la science occidentale, raconte ses rencontres avec certains de ses plus éminents représentants et offre son point de vue éclairé sur cette question, analysant avec finesse et sans concession ce qui lui paraît effectivement comparable mais aussi les différences essentielles entre les deux démarches.
L'ouvrage est passionnant, parfois difficile, toujours intéressant... Nous vous proposons d'en découvrir quelques pages, tirées du chapitre 2, dans lesquelles il évoque ses premières découvertes adolescent, jusqu'aux premiers dialogues formels engagés dans des rencontres intitulées "Mind and Life"...

Quelques lectures pour l'été...
Publié le: Vendredi, 1 Août, 2008 - 15:22

 Actualité de l'édition

Quelques lectures pour l'été...
 

L'été est propice aux lectures, dit-on... Il nous a donc semblé judicieux de vous proposer un choix d'ouvrages consacrés au bouddhisme, parmi les nombreuses nouveautés parues ces dernières semaines.
Il est à noter que, pour une fois, tous les domaines sont à peu près représentés : initiation-découverte, bouddhisme indien, bouddhisme Theravâda, bouddhisme sino-japonais, bouddhisme tibétain, bouddhisme et Occident...  De quoi satisfaire toutes les envies, toutes les curiosités !

Nous vous souhaitons d'en profiter agréablement, pendant les huit semaines à venir, avant de nous retrouver à la prochaine rentrée scolaire, début septembre !
 

 

Les questions que le roi Milinda posa au Vénérable Nâgasena
Publié le: Dimanche, 1 Juin, 2008 - 15:22

Les questions que le roi Milinda
posa au Vénérable Nâgasena

On appelle souvent les religions monothéistes les "religions du Livre" - expression d'origine musulmane, évoquant le Coran, qu'on applique aussi désormais au judaïsme et au christianisme, par référence à la Bible. Le bouddhisme, de son côté, pourrait être désigné comme la "religion de la bibliothèque" tant sa littérature est vaste ! Le Canon pâli, à lui seul, représente un ensemble 18 fois plus important que la Bible chrétienne... et il s'agit du plus petit des canons bouddhiques existant aujourd'hui !
A côté de recueils ou de textes "fleuves", certains - rares - brillent par leur concision. Ils ont été d'autant plus populaires qu'ils semblaient plus abordables - ce qui, pourtant, est loin d'être le cas... Le "Dhammapada", les "Entretiens de Milinda et Nâgasena", ou le "Sûtra en quarante-deux articles" (voir Dossier), célèbres entre tous, se révèlent souvent d'une lecture délicate, non pas en raison de leur style, mais parce qu'ils "résument" si bien la Doctrine bouddhique qu'ils ne peuvent être lus sans danger par qui ignore sa subtilité ou les multiples références qui y sont induites. On ne le répètera jamais assez : la littérature bouddhique n'est pas tant une oeuvre littéraire accessible à tout lecteur que la mise par écrit d'un enseignement oral, souvent réduit au rôle de "simple" aide-mémoire, qui demande à être explicité. Comme nombre de textes bouddhiques, les trois "Catéchismes abrégés" cités ci-dessus ne peuvent être réellement appréciés sans les commentaires, oraux ou écrits, que les Maîtres bouddhistes leur ont adjoint.
Il n'en reste pas moins qu'un grand nombre de formules lapidaires en ont été extraites et qu'on les considère comme autant de clés valables pour entrer directement "en bouddhisme" - au risque, parfois, de contre-sens très regrettables ! Ainsi, certaines stances du Dhammapada, hors du contexte que constitue le sûtra dont elles sont tirées, peuvent être considérées comme un "enseignement général" alors qu'elles ne concernent en réalité qu'un personnage particulier dans des circonstances très précises... Si nombre de bouddhistes asiatiques connaissent ces circonstances (souvent reprises dans des "récits" qui constituent le fond culturel de la population), le lecteur occidental, lui, les ignore très généralement !
De plus, chacun de ces "Abrégés" a sa propre histoire et ne saurait constituer une porte d'entrée à "un" Bouddhisme, compris comme une unité valable pour l'ensemble du continent asiatique, alors qu'il est issu d'une tradition particulière, certes souvent très ancienne mais jamais originelle ! Le "Sûtra en quarante-deux articles" est proprement chinois, le Dhammapada est foncièrement indien ; et si les "Entretiens de Milinda et Nâgasena" ont été traduits en chinois, s'ils font partie, aujourd'hui, de la littérature de l'école Theravâda, ils proviennent d'une autre école du boudhisme indien, désormais disparue...

Une recette "zen" pour un repas suprême !
Publié le: Jeudi, 1 Mai, 2008 - 15:22

Une recette "zen"
pour un repas suprême !
 


Les ouvrages consacrés au bouddhisme par des auteurs américains ont souvent quelque chose de rafraîchissant. Un pragmatisme évident, une certaine liberté de ton, une simplicité bon enfant en sont généralement la « marque de fabrique », et les situent parfois très loin des ratiocinations intellectuelles si fréquentes dans les ouvrages européens.
Dans ce domaine, un livre de Bernie Glassman, publié en français il y a déjà six ans, est assez réjouissant. Sans prétention, malgré un « titre-programme » qui peut déconcerter, cet atypique enseignant zen, d'origine juive et new-yorkaise, propose une réflexion très quotidienne sur la manière de mettre en pratique les « Instructions au cuisinier » rédigées au XIIIe siecle par maître Dôgen, fondateur de l'école Sôtô zen japonaise.


En prenant très simplement exemple sur sa propre vie et celle de la communauté qui s'est réunie autour de lui, Bernie Glassman décline les cinq « recettes » essentielles pour « vivre zen ». On pourrait craindre un certain matérialisme spirituel... On découvre au contraire, au fil des pages, des conseils frappés au coin du bon sens, dont l'apparente simplicité n'ôte rien à leur exigence fondamentale : vivre zen ne consiste pas seulement en la pratique de la méditation assise, le zazen, ni même à « ce que nous pouvons en retirer », mais à manifester pleinement une vie de présence à chaque instant, en toutes circonstances, dans le « rapport quotidien aux autres, au marché ou sur [son] lieu de travail, au temple ou dans la salle de méditation ».
Le « repas suprême » accomodé à la manière zen, « votre propre vie - le plus beau cadeau que vous puissiez recevoir et la plus belle offrande que vous puissiez faire », se déclinent donc en cinq plats principaux que « nous devons préparer au bon moment et dans le bon ordre » : la spiritualité, l'étude, les moyens d'existence, l'action sociale et les relations humaines au sein d'une communauté.
Si le menu vous paraît au-dessus de vos moyens (spirituels et matériels...) c'est que vous aurez oublié l'élément peut-être le plus essentiel : « Pour préparer ce repas suprême, nous considérons quels sont les ingrédients disponibles, nous préparons avec ceux-ci le meilleur repas possible, que nous offrons », rien de plus !
Car il ne s'agit pas de devenir le « Bocuse du zen » mais, plus humblement, de suivre ces instructions de Dôgen pour qui « la tâche du cuisinier zen était de préparer le meilleur et le plus somptueux des repas à partir de n'importe quel ingrédient disponible, même s'il n'avait que du riz et de l'eau. Le cuisinier zen utilisait ce qu'il avait, au lieu de se plaindre ou de s'excuser pour ce qu'il n'avait pas ».


Tout est dans le tour de main qui manifeste la présence d'esprit !

 

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