Les "Dossiers de l'UBE" - archives

Le silence du Bouddha...
Publié le: Samedi, 1 Mai, 2010 - 15:22

Le silence du Bouddha

Pourquoi le "Maître-enseignant" garderait-il le silence ?...

Le buddha Gautama est souvent appelé Sâkyamuni, le "sage des Sâkya".

Ce surnom veut dire, littéralement, le "silencieux des Sâkya" (le terme "muni" correspond à notre mot "muet"...!). Une manière d'affirmer que sa sagesse, qui s'exprime dans un discours jusque là inouï (au sens propre), est exemplaire d'une certaine "économie" de la parole : "La parole est d'argent, mais le silence est d'or", pourrait-on dire avec la sagesse populaire !

Il n'est pas anodin que ce surnom ait été attribué au Buddha seulement au début de l'ère chrétienne, alors que se développe et se formalise le "Grand Véhicule". Une évolution qui n'aurait sans doute pas existée sans les écoles anciennes du Mahâsanghika, celles-là même qui, dès avant l'ère chrétienne, affirmaient que le Buddha enseignait à tous en prononçant un seul son (pas même un mot...), car chacun projetait sur ce son, selon ses conditionnements propres, ce qui lui était nécessaire d'entendre ; aussi le Buddha enseignait-il sans dire un seul mot !

 

"Notes pour une révolution bouddhiste"
Publié le: Jeudi, 1 Avril, 2010 - 15:22

"Notes pour une révolution bouddhiste"

Un recueil d'essais de David R. Loy
 

Né en 1947, David Loy est l'un des principaux bouddhistes occidentaux engagés dans une réflexion sur la confrontation du bouddhisme et de la modernité. Enseignant zen au sein de la tradition Sambô Kyôdan, David Loy a enseigné la philosophie à la faculté des études internationales de l'Université de Bunkyô (Chigasaki, Japon) et est aujourd'hui professeur BESL d'Ethique / Religion et Société à l'Université Xavier (Ohio, USA). Il a publié de nombreux livres et articles qui, tous, visent à confronter le bouddhisme traditionnel au monde moderne occidentalisé... et, inversement, à interroger les certitudes occidentales à la lumière des principes fondateurs du bouddhisme. Une saine confrontation qui - quand bien même on pourrait ne pas être d'accord avec les conclusions de l'auteur - ont le mérite de poser bon nombre de bonnes questions !

 

Quel est le devenir de l'homme, aujourd'hui devenu chose ?
Publié le: Lundi, 1 Mars, 2010 - 14:22

"Quel est le devenir de l'homme,
aujourd'hui devenu chose ?"

Les bouddhistes ont des choses à dire...
 

Rencontre - Débat

vendredi 16 avril 2010, de 19 h à 22 h
à la "Maison des Associations" du XIVe arrondissement
22 rue Deparcieux 75014 Paris (M° Denfert-Rochereau)
 
 

A l'occasion de la parution du n° 30 de la revue "La pensée de midi", sur le thème "De l'humain - Nature et artifices", l'UBE propose une rencontre-débat avec Raphaël Liogier  (*), coordonateur de ce numéro.

Livré à l’industrie médicale, aux biotechnologies, au génie génétique, à l’eugénisme systématique bientôt peut-être, éventuellement au clonage thérapeutique et reproductif... quel est le devenir de l'homme, aujourd'hui devenu chose ?
Comment penser, désormais, l'humanité et ses caractéristiques ?  Quelle pertinence ont encore les définitions qu'en ont donné les philosophies et les religions des siècles passés, ou encore les discours scientifiques anciens et modernes, voire de ces dernières décennies ?...
Autant de questions sur lesquelles les bouddhistes peuvent avoir des choses à dire et sur lesquelles, d'ailleurs, un bouddhiste - l'américain Tenzin Robert Thurman - s'est exprimé dans ce numéro, dans une interview accordée à Raphaël Liogier.

"La pensée de midi" n°30
éditions "Actes Sud" - prix de vente : 18,50 € 
 

* Sociologue et philosophe, il est professeur des universités à Science Po Aix-en-Provence où il dirige l'Observatoire du religieux (CHERPA). Il a récemment publié Une laïcité “légitime”, la France et ses religions d'Etat (Entrelas, 2006) et A la rencontre du dalaï-lama : Mythe, vie et pensée d'un contemporain insolite (Flammarion, 2008).

 

Bouddhisme et violence
Publié le: Lundi, 1 février, 2010 - 14:22

Bouddhisme et violence

Le bouddhisme passe généralement pour une religion tolérante dont la doctrine, pacifique, a fait de la compassion son idéal. Chez lui, point de croisades ou de guerres saintes ! Pourtant, les contre-exemples ne manquent pas et c'est précisément parce que les bouddhistes font de la non-violence leur "marque déposée" que le rapport compliqué (voire parfois ambigu) du bouddhisme à la violence pose question.

Bernard Faure - historien des religions, spécialiste reconnu du bouddhisme, à qui l'on doit notamment un excellent "Sexualités bouddhiques" - a publié en 2008 un ouvrage intitulé "Bouddhisme et violence" qui a le grand mérite d'aborder ce sujet sous des angles multiples : les positions doctrinales (pour ou contre...) et leurs justifications (défense du Dharma, meurtre par compassion...), la réalité des communautés bouddhiques dans la société (rapport au politique et à la guerre, nationalisme bouddhique, vis-à-vis des autres religions ou des "hérésies" internes...), la violence envers les animaux, la violence institutionnelle (le milieu monastique, la place des femmes...), les violences visuelles et symboliques (divinités courroucées, démons, excorcismes...), etc.

Nous vous proposons de découvrir l'un de ces chapitres, qui s'intéresse plus particulièrement à la violence envers soi-même : suicide, don de soi, ascèse. Une occasion de montrer que le discours est rarement univoque et que la réalité des bouddhismes s'inscrit dans des cultures mutiples et variées...

Bouddhisme et violence  -  Bernard Faure
éditions Le Cavalier Bleu, coll. "Mobilisations", Paris, 2008

 

Le canon pâli, tout une histoire...
Publié le: Vendredi, 1 Janvier, 2010 - 14:22

Le canon pâli,
tout une histoire...

Le canon pâli est l’ensemble des écritures sacrées de l’école bouddhiste Theravâda. C’est le plus ancien canon complet qui ait été conservé jusqu’à nos jours, de l’immense littérature des écoles bouddhistes indiennes. De plus, selon la tradition, il est aussi le premier à avoir été mis par écrit, dans l’île de Ceylan, aux alentours de l’ère chrétienne.
Cela dit, sa première édition imprimée ne date pourtant que de 1900, après avoir été, durant plus de 2000 ans, conservé sous forme de manuscrits sur feuilles de palmes – dont le plus ancien exemplaire conservé date du XVe siècle –, eux-mêmes rédigés sur la base d’une transmission orale qui remonterait aux enseignements même du Bouddha historique, Gotama.

 

Saint Josaphat : quand l'église chrétienne canonisait le Buddha...
Publié le: Mardi, 1 Décembre, 2009 - 14:22

 


Saint Josaphat
quand l'église chrétienne canonisait le Buddha...
 

saint Josaphat enseignant (manuscrit grec du XIIe siècle)
 

Aussi étrange que cela puisse paraître, catholiques et orthodoxes célèbrent le Bouddha comme un saint chrétien, sous le nom de saint Josaphat… du moins l’ont-ils fait pendant longtemps - sans le savoir !
L’histoire de saint Josaphat et de saint Barlaam, qui se déroule en Inde, il y a bien longtemps, a été un véritable « best seller » au Moyen-Age. La renommée de saint Josaphat était telle que le pape Sixte Quint, en 1583, le fit officiellement entrer dans le « Martyrologue » chrétien. Sa fête est célébrée, dans l’église catholique, le 27 novembre, alors que les orthodoxes grecs le célèbrent le 26 août et les orthodoxes russes le 19 novembre.
C'est en 1860 que deux érudits, Labourlaye et Liebrecht, indépendamment l'un de l'autre, ont pu établir que Josaphat et Bouddha n’était qu’un seul et même personnage. Depuis lors, de nombreux chercheurs se sont penchés sur la question et l’on peut désormais, avec un peu de certitude, suivre le long et étonnant cheminement de cette histoire...

 

"Bardo Thödröl" le "Livre des morts" tibétain
Publié le: Dimanche, 1 Novembre, 2009 - 14:22

 


" Bardo Thödröl "
le "Livre des morts" tibétain

traduit du tibétain et commenté par Philippe Cornu


Depuis sa première traduction en langue occidentale, en 1927, le "Livre des morts tibétain" n'a cessé de fasciner... à tort ou à raison !?!
Présenté de façon fragmentaire, jamais traduit en français depuis des originaux tibétains (mais toujours depuis des traductions anglaises), le plus souvent détourné de son sens véritable, il alimenta l'imaginaire occidental - comme un pendant oriental au "Livre des morts" egyptien - sans qu'on tienne réellement compte de son inscription au sein de la doctrine bouddhique et, plus particulièrement, de l'enseignement de la plus ancienne école bouddhique tibétaine des Nyingma, à laquelle il appartient tout d'abord.
Il revient à Philippe Cornu, aujourd'hui, de nous offrir non seulement une traduction nouvelle en français - réalisée à partir des originaux tibétains - mais aussi un ensemble d'explications et de commentaires qui permettent de mieux comprendre et d'appréhender justement le rôle et la signification précise des textes ici réunis.
Pour introduire à la lecture de ce monumental ouvrage, nous vous proposons deux extraits de l'introduction et de l'épilogue de Philippe Cornu, qui présentent et expliquent le contexte et l'intérêt de ce texte qui fait désormais partie du patrimoine littéraire et spirituel de l'humanité.
 

 

Nichiren, un moine japonais controversé
Publié le: Jeudi, 1 Octobre, 2009 - 15:22


Nichiren
u
n moine japonais controversé

Dans l'histoire du bouddhisme japonais, en particulier, mais aussi du bouddhisme en général, le nom de Nichiren résonne étrangement. Fondateur, au XIIIe siècle, d'une école qui porte son nom, l'histoire a surtout retenu de lui une véhémence qui lui valut bien des désagréments, tant de la part du pouvoir politique de son époque que des autres écoles bouddhistes japonaises, qu'il considérait comme pernicieuses et qu'il souhaitait voir disparaître...
Son nom est aujourd'hui généralement évoqué en relation avec l'école Sôka-Gakkai - considérée, comme une secte par un rapport parlementaire publié en 1996 - l'une des "nouvelles religions" japonaises, apparues au début du XXe siècle, qui se réclament de son enseignement.
Sur Internet, en dehors des sites consacrés à la Sôka-Gakkai, on trouve peu d'informations sur Nichiren. Il nous a semblé intéressant et utile de reproduire ici des extraits de deux livres déjà anciens (depuis longtemps épuisés en librairie), parus en 1930 et 1965, bien avant que le Sôka-Gakkai ne soit connue en Occident. On y trouvera une présentation, historique et relativement "neutre", de Nichiren, de sa doctrine et de sa vie.

A noter : dans ces deux textes, le terme "secte" est employé dans son sens étymologique, philosophique et religieux traditionnel - celui d'une école ayant accompli une "séparation" -, et n'a rien de la connotation négative qu'on lui donne aujourd'hui...
Pour une meilleure compréhension, nous avons rajouté quelques précisions aux textes [entre crochets et en vert]
 

 

"Tout apparaît, tout disparaît" - Ajahn Chah
Publié le: Samedi, 1 Août, 2009 - 15:22

 


"Tout apparaît, tout disparaît"

enseignement sur l'impermanence et la fin de la souffrance

Ajahn Chah
 


 

Les éditions Sully ont publié, il y a quelques semaines, un des tout premiers recueils (en traduction française) d'enseignements du maître thaï Ajahn Chah, l'un des plus célèbres représentants de la tradition des "moines de forêt".

Né en 1918, disparu en 1992, Ajahn Chah a attiré des milliers de disciples, asiatiques et occidentaux, et son rayonnement personnel a beaucoup contribué à mieux faire connaître, dans le monde entier, l'antique tradition qu'il représentait.
Son enseignement, simple et concret, plein de fraîcheur et d'anecdotes, présente les points les plus fondamentaux de la doctrine bouddhique de manière pratique et quotidienne.

Nous vous proposons ci-dessous quelques extraits de la préface du traducteur anglais, Paul Breiter, suivis de la transcription de l'un des enseignements oraux d'Ajahn Chah.

 

Bouddhisme et sexualité - Henepola Gunaratana
Publié le: Lundi, 1 Juin, 2009 - 15:22

 


Bouddhisme et sexualité
 

Alors que le sujet passionne - généralement... -, peu de textes ou de livres, pourtant, ont été consacrés à ce que serait un discours propre au bouddhisme concernant la sexualité... En 1994, Bernard Faure a publié un "Sexualités bouddhiques - entre désirs et réalités" qui reste l'ouvrage de référence sur la question (édition Le Mail ; réédité en 2005, en poche, dans la collection "Champs" chez Flammarion). On trouve sur Internet quelques mentions des prises de position du Dalaï-lama sur l'homosexualité - qui ont varié avec le temps - et, d'ailleurs, beaucoup plus de choses sur "bouddhisme et homosexualité" que sur "bouddhisme et sexualité" en général...
C'est que tout le monde - ou presque - s'accorde à dire que le bouddhisme ne s'intéresse pas à la sexualité en tant que telle, mais bien seulement comme à un aspect du désir, la "soif". Il n'y aurait donc pas de discours bouddhiste particulier sur la sexualité : seul importerait le fait de ne faire souffrir ni soi-même ni autrui...
La réalité, comme souvent, est beaucoup plus nuancée - et pas forcément en accord avec le désir du plus grand nombre des Occidentaux ! Et pour le dire franchement : les bouddhistes - asiatiques, notamment - sont généralement assez stricts sur ce sujet... et quelle que soit l'école à laquelle ils appartiennent.
Parmi d'autres témoignages, nous vous proposons celui de Bhante Hénépola Gunaratana.
 

 

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