Les "Dossiers de l'UBE" - archives

Bouddhisme et renaissances
Publié le: Vendredi, 2 Septembre, 2011 - 16:40

Comment comprendre les "re-naissances"
telles que les enseigne le bouddhisme ? 

cartoon-reincarnation.JPGL'enseignement bouddhique sur les renaissances est un sujet de débats récurrents, surtout depuis que les Occidentaux s'intéressent au bouddhisme... S'agit-il d'une notion essentielle du bouddhisme ou d'une théorie indienne que le Buddha aurait simplement "intégrée" à son enseignement ? Faut-il y croire ou doit-on faire preuve à son égard d'un scepticisme critique ? Doit-on la comprendre comme une succession réelle de vies biologiques différentes ou, très différemment, comme des états psychologiques qu'on peut (ou non...) connaître au cours de cette seule existence ? 
On comprend aisément que les Européens hésitent à s'imaginer dans le "cycle incommensurable des naissances et des morts", le samsâra, tel qu'il est traditionnellement présenté en bouddhisme. Notre culture nous a plus généralement habitués (sous l'influence des Grecs autant que du monothéisme) à n'envisager qu'une seule vie "terrestre" suivie d'une éternité éventuelle... Mais le sujet a été aussi objet de débats en Asie, parmi les bouddhistes eux-mêmes - en tout cas depuis le milieu du XXe siècle... 
Dans un ouvrage très complet sur ce thème, "Bouddhisme et re-naissances dans la tradition Theravâda", l'universitaire Didier Treutenaere consacre un chapitre complet aux "Tentations et tentatives de négation des re-naissances". Il y examine notamment deux prises de position, très différentes - qui sont souvent celles adoptées par la grande majorité des "sympathisants bouddhistes" -, soutenues d'un côté par l'auteur anglais Stephen Batchelor et, de l'autre, par le maître thaïlandais Buddhadasa bhikkhu. Nous vous proposons de découvrir son argumentation critique à leur propos...

En complément de ce dossier voir aussi "Bouddhisme et renaissances (suite...)"

L'art bouddhique revisité par le XIXe siècle européen
Publié le: Dimanche, 1 Mai, 2011 - 15:22

Odilon Redon

Buddha en fleurs… théosophiques !

Odilon Redon - Bouddha Du 23 mars au 20 juin 2011, le Grand Palais accueillait, à Paris, une rétrospective exceptionnelle de l’œuvre d’Odilon Redon (1840-1916), peintre symboliste à qui l’on doit, notamment, quelques représentations – tout aussi exceptionnelles – du Buddha !
La plus célèbre d’entre elles – ci-contre, qui figure dans la « frise » de buddha de la page d’accueil de notre site Internet… – ne rend pourtant pas compte du symbolisme très particulier de cette représentation dans l’œuvre du peintre… car il y manque la profusion de fleurs qui orne les autres et qui constitue la clé de compréhension du symbolisme de Redon.
Peintre de son époque, Redon ne connaissait du bouddhisme que ce qu’une certaine littérature spiritualiste en avait transmis aux intellectuels de son temps, notamment celle émanant de la Théosophie, qui joua un rôle déterminant dans la diffusion du bouddhisme en Occident.
Nous vous proposons de découvrir ce symbolisme théosophique – librement « inspiré » du bouddhisme… – sans lequel bien des œuvres de Redon nous resteraient à jamais incompréhensibles… comme un témoignage, parmi d’autres, de « l’occidentalisation » du bouddhisme qui n’a sans doute pas fini de se manifester – pour le meilleur, parfois (comme ici, dans l’œuvre de Redon…), et pour le pire, aussi, souvent !!
L'art bouddhique : comment représenter l'irreprésentable ?
Publié le: Vendredi, 1 Avril, 2011 - 15:22

Principes d'art bouddhique

La représentation du Buddha

L'art bouddhique, comme tout autre art religieux et sacré, a été confronté au problème de la représentation de ses symboles et, au premier chef, de « celui » qui incarnait la réalisation la plus haute de son Enseignement, le Buddha lui-même.
Bien que les bouddhistes n'aient pas connu d'interdiction particulière concernant la représentation « personnelle » du Buddha (comme le judaïsme ou l'islam refusent la représentation de Dieu), ils se sont trouvés confronté à un problème tout à fait difficile à résoudre : comment figurer, sous forme « humaine », celui qui, par sa réalisation spirituelle, dépasse toute catégorie humaine ?
Il faudra attendre plusieurs siècles avant que la question ne soit finalement résolue, avec le développement du Mahâyâna et de deux écoles de sculpture apparues à la même époque, au Gandhara et à Mathurâ. Les principes de représentation du Buddha développés alors resteront à jamais ceux de toutes les écoles ultérieures, quelles que soient les époques ou les lieux, donnant ainsi à l'art bouddhique des bases communes encore aujourd'hui préservées et appliquées, qui lui assurent une unité de style tout à fait remarquable. Nous vous proposons d'en découvrir les grands principes...
Le Zen : au Japon et ailleurs !...
Publié le: Mardi, 1 Mars, 2011 - 14:22

Le Zen : au Japon et ailleurs !...

   

L'édition française, ces derniers mois, nous donne l'occasion de poser un regard pluriel sur le Zen... Au Japon, tout d'abord, avec une étude de Bernard Faure - spécialiste francophone de l'histoire du bouddhisme japonais ; hors du Japon, ensuite, avec deux ouvrages d'enseignements de maîtres zen fort différents : le premier, Shunryu Suzuki (1904-1971), fut l'un des plus importants introducteurs du Zen aux Etats-Unis ; le second - plus inattendu, car largement méconnu en France -, Samy Ama, est un Indien né dans une famille chrétienne et "converti" au bouddhisme par un jésuite !
Bernard Faure, depuis longtemps, travaille à "démystifier" le bouddhisme - surtout celui du Japon et, plus particulièrement, le Zen. Dans ce dernier ouvrage, il s'intéresse à
l’un des patriarches du Zen japonais, Keizan Jôkin (1278-1325). Son approche, historique et anthropologique, contribuera une fois encore à mettre à mal certaines idées reçues. En replaçant ce personnage dans son contexte, il ouvre un horizon peuplé de forces cosmiques, de divinités et d'êtres fabuleux, de pouvoirs spirituels... que l'Occident n'associe généralement pas avec l'image épurée qu'il s'est faite du Zen !
Les enseignements de Shunryu Suzuki, en revanche, correspondront sans doute davantage à notre imaginaire... quoique le maître japonais a toujours de quoi surprendre ! Ce recueil - le deuxième publié en français - regroupe 35 enseignements oraux, souvent assez brefs mais toujours percutants. Bien qu'il n'ait vécu qu'une dizaine d'années aux Etats-Unis, il eut le temps de fonder le premier centre zen ouvert aux non Japonais et de connaître avec acuité les particularités de ses nouveaux adeptes. Fidèle à ses origines et à sa formation, Shunryu Suzuki n'en savait pas moins adapter ses conseils de manière remarquable au contexte occidental.
Samy Ama, quant à lui, n'est guère connu du public européen, bien qu'il enseigne régulièrement en Occident. Seul maître zen reconnu d'origine indienne, il est né en 1936, en Birmanie, dans une famille chrétienne. Elevé par un grand-père mulsuman, il deviendra prêtre catholique avant de fréquenter l'ashram de Ramana Maharishi - sur les conseils d'un moine bénédictin - puis d'être initié au Zen de l'école Sambo-Kyodan par le jésuite Enomiya Lasalle ! Devenu disciple du roshi japonais Yamada Ko-Un, il en recevra la certification en 1984 et crée en Inde du sud le centre Bodhi Zendo. Cette vaste culture spirituelle marquera, bien évidemment, son approche de la "vacuité", dont il fait le centre de ses enseignements...

Nous vous proposons de découvrir ces deux maîtres contemporains à travers quelques extraits de leur enseignement...  

Le karma, débats et controverses
Publié le: Mardi, 1 février, 2011 - 14:22

Le karma
débats et controverses

  

Le numéro 6 de notre publication Les cahiers bouddhiques est consacré à un thème qui ne laissera personne indifférent : le karma !
Si ce terme fait aujourd'hui partie de notre vocabulaire - au point de figurer dans les "meilleurs" dictionnaires de langue française... - la notion bouddhiste du
karma reste souvent bien mal connue.
Tout d'abord parce que le terme est commun à tous les systèmes de pensée indiens, que l'on confond encore trop souvent : le bouddhisme, le jaïnisme et ce qu'on appelle l'hindouisme, c'est-à-dire plusieurs écoles de pensée fort diverses... Ensuite parce que cette notion, très différente selon ces systèmes, a aussi évolué au cours des siècles - et jusqu'au sein du bouddhisme lui-même - et qu'elle a donné lieu à de nombreux débats, controverses et influences réciproques... Enfin parce que ces évolutions se sont elles-mêmes poursuivies au-delà du territoire de l'Inde, dans les pays bouddhistes de l'Asie : en Chine, au Tibet, en Asie du sud-est...
Autant dire que parler "du"
karma relève d'une simplification extrême... Sans doute, comme on évoque parfois "les" bouddhismes, faudrait-il parler ici "des" karma !
Les cahiers bouddhiques n° 6 ne prétend pas résoudre toutes les difficultés - loin s'en faut - mais propose néanmoins de faire entrer le lecteur dans quelques-unes des perspectives qui permettront de mieux en apprécier toute la richesse - c'est-à-dire, aussi, toute la complexité ! Et cette notion, plus qu'aucune autre au sein de la Doctrine bouddhique, révèle à quel point tout est conditionné...
Pour en avoir un aperçu, nous vous proposons de découvrir quelques extraits de l'article que Dominique Trotignon y consacre au "Kamma et loi des causes multiples : Tout n'est pas kamma...", selon le canon ancien (Pâli) et l'école du Theravâda.
 

Bouddhisme(s) contemporain(s)
Publié le: Samedi, 1 Janvier, 2011 - 14:22

Bouddhisme(s) contemporain(s)

Durant l'année 2010, les éditions Sully ont publié plusieurs ouvrages liés au bouddhisme contemporain qui méritent, chacun, d'être signalés... et qui pourront satisfaire des centres d'intérêt et de curiosité très divers !
Deux sont liés aux pays de l'école Theravâda, deux autres à l'enseignement du Zen. Trois sont des recueils d'enseignements et de pratiques, le quatrième le fruit d'une enquête de terrain menée par un anthropologue français... Nombre d'entre vous connaissent vraisemblablement déjà les noms d'Ajahn Chah et de Thich Nhât Hanh ; il leur reste à découvrir Ama Samy et Guillaume Rozemberg !
 

     

Nous aurons l'occasion de revenir ultérieurement sur ces publications et de vous les présenter, chacune, plus en détails... Pour l'instant : honneur aux aînés - parce qu'il faut bien commencer par l'un d'entre eux ! Nous vous proposons de prendre connaissance d'un enseignement d'Ajahn Chah (1918-1992).
Le maître thaïlandais, aujourd'hui disparu, était connu comme l'un des plus éminents représentants de la tradition des "moines de forêt" et, par son disciple américain Ajahn Sumedho, il est aussi le fondateur de la branche occidentale de cette lignée qui rayonne désormais sur trois nouveaux continents - Europe, Amérique et Océanie - depuis le monastère d'Amaravati, en Angleterre.
Ajahn Chah était réputé pour la très grande simplicité de ses enseignements. Bien qu'il connût les textes et les traités de la tradition du Theravâda, il préférait s'inspirer de la vie quotidienne - la sienne et celle de ses auditeurs - pour illustrer ses conseils pleins de bon sens. L'érudit y reconnaîtra les doctrines et les pratiques présentées dans le Canon ; le néophyte, lui, n'aura pas besoin de ces connaissances pour en apprécier la justesse !
Après "Tout apparaît, tout disparaît", déjà publié en 2009, et "L'esprit et la voie" de son disciple Ajahn Sumedho, publié en 2007, "Vertu et méditation" est la dernière publication d'Ajahn Chah en français, grâce aux éditions Sully... Un "Livre 1" dont on attend déjà la suite !
En ce début d'année - où l'on peut se demander comment donc pratiquer le Dhamma efficacement dans la vie quotidienne - nous vous proposons de lire un enseignement donné sur ce sujet par ce "Vénérable Père" ("Luong Por", titre honorifique autant qu'affectueux qui lui fut donné par ses disciples...), toujours attentif au bien-être de ceux qui venaient auprès de lui.

Le bouddhisme "moderne"...
Publié le: Mercredi, 1 Décembre, 2010 - 14:22

Le bouddhisme "moderne"

ou comment les asiatiques ont eux-mêmes
"occidentalisé" le bouddhisme...

Si l'on parle beaucoup, depuis quelques décennies, de l'occidentalisation du bouddhisme par les Occidentaux eux-mêmes, on oublie trop souvent que le message de Gautama Sakyamuni n'est pas arrivé en Occident, depuis plus d'un siècle, sans avoir subi, déjà, quelques transformations...
Un mouvement asiatique, apparu à la fin du XIXe siècle, et connu sous le nom de "modernisme bouddhique" ou encore de "protestantisme bouddhique", est en grande partie à l'origine de tous les a priori - le plus souvent favorables ! - que nous avons vis-à-vis du bouddhisme.
L'oeuvre de ses fondateurs consista notamment à donner du bouddhisme une image exactement inverse de celle que les religions chrétiennes avaient en Europe ; le bouddhisme devint ainsi, en Asie même, un formidable "outil" contre les missions chrétiennes des colonisateurs, anglais et français, et le fondement doctrinal d'un nationalisme pan-asiatique...
L'influence de ce mouvement fut considérable au début du XXe siècle, en Asie comme en Europe, favorisant la diffusion d'un bouddhisme déjà "occidentalisé", et elle reste sensible aujourd'hui, bien qu'elle ne soit plus guère perçue - preuve de sa réussite !
Nous vous proposons d'en découvrir l'histoire et les principaux aspects à travers un extrait de l'article que l'universitaire allemand Heinz Bechert lui avait consacré dans un ouvrage malheureusement aujourd'hui introuvable en librairie...

Quelques repères pour mieux connaître le bouddhisme tibétain...
Publié le: Mercredi, 1 Septembre, 2010 - 15:22

Quelques repères
pour mieux connaître le bouddhisme tibétain...
 

Trois maîtres du bouddhisme tibétainSi le bouddhisme tibétain occupe une très large place dans les médias occidentaux, il n'en est pas forcément très bien connu du plus grand nombre !
Sa place dans le monde bouddhiste, son histoire, ses caractéristiques, ses différents courants, écoles ou lignées, ses chefs spirituels... autant de points qui restent flous, voire inconnus de la plupart de ceux qui s'y intéressent.
Nous voudrions proposer ici quelques repères, qui n'épuiseront pas la curiosité pour un sujet aussi vaste et complexe mais qui, nous l'espérons, contribueront à apporter au moins quelques éclaircissements !
Ce dossier pourra être complété par la lecture d'autres pages de notre site et de nombreux numéros anciens de notre "e-zine", déjà consacrés à ce sujet... 

19 mai 2007 : à Dharamsala, les représentants de trois des principales écoles du bouddhisme tibétain - de gauche à droite : Sakya Trizin (Sakyapa), le Dalaï Lama (Guélougpa) et le Karmapa (Karma-kagyüpa).

 

Ayya Khema : « Méditer, c'est s'occuper de son esprit avec amour ! »
Publié le: Jeudi, 1 Juillet, 2010 - 15:22

Ayya Khema :
Méditer, c'est s'occuper de son esprit avec amour !
 

Ayya Khema est une très grande dame qui a laissé une empreinte mémorable dans la tradition du Theravâda... et bien au-delà !
Née à Berlin en 1923, de parents juifs, elle a connu une existence particulièrement mouvementée avant de découvrir le bouddhisme, dans les années 60, auquel elle consacra le reste de sa vie, jusqu'à sa mort en 1997.
Ordonnée nonne au Sri-Lanka, en 1979, elle devint une figure incontournable du développement de la pratique de la méditation dans la tradition du Theravâda, particulièrement pour les femmes : on lui doit, notamment, la fondation de "l’Ile des nonnes" de Parappuduwa, à Ceylan, et la création de l'association "Sakyadhita", organisation mondiale des femmes bouddhistes.
Enseignante réputée, elle parcourut le monde pour transmettre sa pratique de Vipassanâ et des Jhâna. Son style, simple et pratique, nous a été transmis par de nombreux ouvrages, en allemand et en anglais, dont un seul a été traduit en français à ce jour : "Etre une île".
C'est un extrait de cet ouvrage que nous vous proposons de découvrir, pour un enseignement consacré à la tendresse nécessaire qu'il convient de développer dans la pratique de la méditation...

 

 

L'école tantrique japonaise du Shingon
Publié le: Mardi, 1 Juin, 2010 - 15:22

L'école tantrique japonaise du Shingon
 

Pour les Occidentaux, le bouddhisme tantrique - Mantrayâna ou Vajrayâna - se résume généralement aux seules écoles tibétaines. On oublie ainsi trop souvent que cette forme du Grand Véhicule (Mahâyâna) a aussi été présente en Chine, dès le début de l'ère chrétienne, où elle a donné naissance à plusieurs écoles qui se sont ensuite transmises au Japon, où elles continuent d'être présentes et vivantes, à travers deux écoles principales - le Tendai et le Shingon.

Seule l'école Shingon - école de la "Parole Vraie" ou des mantra - s'est implantée dans les pays Occidentaux. Un seul temple, cependant, transmet ces enseignements en Europe : le temple Komyo-In, en Bourgogne.

Pour découvrir cette école, nous vous proposons quelques extraits d'un ouvrage déjà ancien, rédigé dans les années 1930, qui offre une approche originale et simple de cette doctrine "ésotérique" trop peu connue.
 

 

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