Les "Routes de la Soie" et la diffusion du bouddhisme

carte-routes-soie.JPG

On distingue, sur cette carte, deux principales "routes de la Soie" :
- une route terrestre qui, au départ du Gandhara, rejoint la Chine du nord (et sa capitale ancienne Lo-yang) en contournant le désert du Takla-makan (pour plus de détails sur la carte ci-dessous), à travers la région qu'on appellera "Sérinde"
- une route maritime qui, longeant les côtes de l'Indochine, passe par le détroit de Malacca (entre Sumatra et la péninsule malaise) pour rejoindre la Chine du Sud (région de Canton) en longeant les côtes de l'Annam
Vers l'Occident, ces deux routes se poursuivaient :
- par terre, à travers l'Iran (Samarcande) jusqu'au Moyen-Orient et l'Europe (Byzance et Rome)
- par mer, à travers la mer d'Oman, jusqu'en Arabie.
 

carte-serinde.JPG

Cette carte met bien en évidence l'importance de la région du Gandhara dans l'histoire de la diffusion du bouddhisme vers l'Extrême-Orient, et donc aussi celle des écoles qui y résidaient.
C'est à partir du début de l'ère chrétienne que cette diffusion du bouddhisme connut son expansion la plus importante, alors que le roi kushan Kanishka (né à Balkh) choisit la ville de Taxila comme capitale d'un vaste empire englobant l'Inde du nord et le Gandhara, dont l'influence se ressentit jusque dans les villes-états d'Asie centrale (Sérinde) : Kachgar, Khotan, Koucha...
La ville de Dun-Huang, porte d'entrée de l'Empire du Milieu, ouvrait la route vers la capitale ancienne de Chine du nord : Lo-yang. Cette situation "charnière" explique qu'elle demeura pendant près de mille ans l'une des villes-monastères bouddhistes les plus importantes d'Asie.