L'IEB "hors les murs"

En dehors des cycles de cours proposés dans les locaux du « Forum 104 » et du CIDEB, les enseignants de l’IEB collaborent désormais régulièrement au programme d'autres institutions, à Paris.
 

au Dojo Zen de Paris (DZP)

175 rue de Tolbiac 75013 Paris
Tél. 01.53.80.19.19 - http://www.dojozenparis.com/

Dans la série « Aux sources du zen », 
le Dojo Zen de Paris présente : « Les origines du Bouddhisme »

4 séances : le samedi de 14 h 30 à 16 h 30
 

  • samedi 13 octobre 2012 - Dominique Trotignon
    Les fondamentaux du bouddhisme
    Les traditions bouddhiques sont nombreuses, les idées et les principes qu'elles mettent en avant sont  variés et les textes qu'elles étudient et qu'elles ont produits sont innombrables... Au point qu'il semble parfois vain d'y chercher des éléments communs ! Que de distance, apparemment, entre la simple assise en zazen et les visualisations tantriques, l'étude des sutta du Theravāda et les récitations des écoles de la Terre Pure... Quels sont les points fondamentaux qui relient tous ces pratiquants à la famille bouddhiste ?

  • samedi 1er décembre - Catherine Despeux
    Les écoles chinoises du bouddhisme et du Chan
    Brève présentation de l'histoire du bouddhisme en Chine et son insertion dans la culture et la politique chinoises.
  • samedi 9 février 2013 - Catherine Despeux
    L'école du Chan
    La formation des différents courants du Chan (VIIIe - XIe siècles)
  • samedi 1er juin  - Yoko Orimo et Dominique Trotignon
    Etre « moine » dans le bouddhisme et le Zen
    Le mot "moine" est un terme d'origine chrétienne qui ne correspond guère au terme sanskrit bhikshu qu'il est sensé traduire... Même si le monachisme chrétien a quelques points communs avec la voie bouddhique du bhikshu - notamment une "règle", instituant une vie de type communautaire, fondée sur le célibat et l'abstinence sexuelle -, le terme "moine" ne permet pas de rendre toutes les spécificités, spirituelles et sociales, associées aux mots bhikshu et Vinaya.
    Nous nous attacherons, au cours de cette rencontre, à définir les termes chrétiens et bouddhiques, selon les approches traditionnelles, et à présenter les évolutions particulières spécifiques au seul bouddhisme japonais où la voie du bhikshu et la pratique du Vinaya n'ont jamais été transmises ni appliquées. On s'interrogera donc aussi sur la pertinence de l'emploi actuel du mot "moine" dans la tradition occidentale du Zen - emploi qui, d'ailleurs, est en voie d'abandon dans certaines communautés (aux Etats-Unis, par exemple).

Voir aussi, l'Atelier
cycle 3 : Découverte du « Shōbōgenzo » de maître Dōgen
avec Yoko Orimo

Tarifs et inscriptions
Tél. 01.53.80.19.19 - http://www.dojozenparis.com/

Enseignants

Catherine Despeux
Administratrice et enseignante de l’Institut d’Etudes Bouddhiques, sinologue, chercheur au CNRS, professeur honoraire de l'Inalco en langue et philosophie chinoises, est une spécialiste de l'histoire de la médecine et des religions chinoises. Elle a notamment traduit Le Sûtra de l'Eveil parfait et Le Traité de la Naissance de la foi dans le Grand Véhicule (coll. "Trésors du Bouddhisme", Fayard 2005) et dirigé l'édition de Bouddhisme et lettrés dans la Chine médiévale (Peeters, 2002).

Yoko Orimo
Diplômée de l’École Pratique des Hautes Études, spécialiste du « Shôbôgenzô » de Dogen ; elle a publié notamment « Une galette en tableau de riz » (Gabyo) et « Le Shôbôgenzô de Maître Dôgen » (éd. Sully). Elle travaille depuis de nombreuses années à la traduction intégrale de cette oeuvre dont les premiers volumes ont été publiés depuis 2005 (éditions Sully).

Dominique Trotignon
Directeur de l'UBE, vice-président de l’Association Bouddhique Theravâda "Vivekârâma", il effectue des travaux de synthèse sur le bouddhisme ancien et de réflexion sur l'implantation du bouddhisme en France ; il a notamment participé aux ouvrages collectifs de la collection "Ce qu'en disent les religions" (éd. de l'Atelier) sur les thèmes de "La création du monde, selon le bouddhisme" et "La femme et le féminin, selon le bouddhisme" ; il a aussi publié "La mort est-elle une fin ?", avec le père Thierry-Marie Courau (éd. Salvator, 2009) et travaille actuellement à une histoire du Theravâda.

 


à l’Espace Bouddhiste Tibétain (EBT)

32 boulevard de Ménilmontant 75020 Paris
Tél. 01.43.07.65.26 - http://www.kttparis.org/

Dans le cadre du programme « Histoire du bouddhisme »

4 séances : le samedi de 10 h 30 à 12 h 30
 

  • samedis 19 janvier et 9 février 2013 - Philippe Cornu
    Les bardo
    Les états intermédiaires ou bardo constituent une doctrine bouddhique importante, même si toutes les écoles n’y adhèrent pas. Née dans certaines écoles du bouddhisme ancien, la notion d’un état intermédiaire entre la mort et la renaissance est d’abord une réponse au problème de la transmission du karma de vie en vie. Elle se développe ensuite dans le Yogācāra mahayaniste avant de trouver des applications pratiques dans le Vajrayāna où l’on compte non plus un mais trois, voire quatre ou six bardos. Désormais, le terme désigne tout état de conscience manifesté pendant une période donnée entre deux ruptures : la vie et le moment des rêves deviennent ainsi des opportunités précieuses de pratique qui préparent l’individu à la mort, moment de vérité où il est possible de se libérer du cycle des existences. Ces deux séances nous permettront d’aborder le développement de l’état intermédiaire et ses applications pratiques.
  • samedis 23 mars et 20 avril 2013 - Dominique Trotignon
    Les origines du Mahāyāna
    Depuis une trentaine d’années, de nouvelles études archéologiques ou textuelles, principalement menées par des chercheurs anglo-saxons, ont profondément renouvelé notre connaissance des origines du Mahāyāna. Rarement divulgués auprès du public francophone, ces travaux ont montré l’importance du modèle des milieux ascétiques « forestiers », les difficultés de reconnaissance rencontrées par les premiers adeptes d’un mouvement jugé alors « hétérodoxe » par la majorité des bouddhistes indiens et leurs « stratégies » de reconnaissance, littéraire et institutionnelle, avant de pouvoir s’imposer comme une nouvelle « école », pas avant le IVe ou le Ve siècle de notre ère. A travers ces travaux, c’est tout un pan de l’histoire du bouddhisme en Inde et en Asie centrale, resté longtemps ignoré, qui se dévoile progressivement. Nous évoquerons ces différents travaux et leurs conséquences et nous tenterons une synthèse des circonstances, historiques et religieuses, de l’émergence du Mahāyāna.
     

Tarifs et inscriptions
Tél. 01.43.07.65.26 - http://www.kttparis.org/

Enseignants

Philippe Cornu
Président de l’UBE, Philippe Cornu a étudié le bouddhisme indo-tibétain sous la direction de plusieurs maîtres nyingmapa et bönpo. Il est docteur en ethnologie religieuse, chargé de cours à l’INALCO ainsi qu'à l'Université catholique de Louvain-la-Neuve, en Belgique. Il a publié plusieurs traductions de textes bouddhistes, le "Dictionnaire encyclopédique du Bouddhisme" (Le Seuil, nouvelle édition augmentée en 2006 ) et une nouvelle traduction du "Livre des morts tibétain - Bardo Thödol" (2009).

Dominique Trotignon
Directeur de l'UBE, vice-président de l’Association Bouddhique Theravâda "Vivekârâma", il effectue des travaux de synthèse sur le bouddhisme ancien et de réflexion sur l'implantation du bouddhisme en France ; il a notamment participé aux ouvrages collectifs de la collection "Ce qu'en disent les religions" (éd. de l'Atelier) sur les thèmes de "La création du monde, selon le bouddhisme" et "La femme et le féminin, selon le bouddhisme" ; il a aussi publié "La mort est-elle une fin ?", avec le père Thierry-Marie Courau (éd. Salvator, 2009) et travaille actuellement à une histoire du Theravâda.

 


au sein du
Groupe de Recherches sur le Bouddhisme Contemporain
(GRBC)

Le Groupe de Recherches sur le Bouddhisme Contemporain (G.R.B.C.) est un laboratoire de l’I.S.T.R. - Institut de Science et de Théologie des Religions - du Theologicum, au sein de l’Institut Catholique de Paris. Il regroupe des chercheurs chrétiens et des chercheurs bouddhistes (membres de l’Institut d'Etudes Bouddhiques) qui étudient la compréhension, l’implantation et l’adaptation des traditions bouddhiques en Occident.
Depuis 2004, le G.R.B.C. se réunit huit fois par an à huis clos pour travailler certains sujets de recherche. Au cours de journées d’études ouvertes à tous, il partage régulièrement ses réflexions avec le public cultivé intéressé par la rencontre du bouddhisme et du christianisme.

  • samedi 6 avril 2013
    à l’Institut catholique de Paris, 21 rue d'Assas 75006 Paris

    Tarifs - Inscription à la journée : 35 € pour 1 personne ; 50 € pour 2 personnes
    (inscription gratuite pour les adhérents de l'IEB)

    télécharger les documents PDF  : Flyer Programme & Bulletin d'inscription
    Contact : Nivalath Nearith au 01.44.38.84.80 ou courriel

6e Journée d'études
"Bouddhisme et christianisme ont-ils encore besoin d'un magistère ?
"
de 9 h à 17 h
avec la participation de Elijah S. Ary, Philippe Cornu, Thierry-Marie Courau, Jérôme Ducor, Paul Magnin, Dominique Trotignon et Eric Vinson

A l'heure de la crise des institutions et des "magistères", les hiérarchies officielles voient leur rôle de moins en moins reconnu. Cette remise en question aboutirait-elle à une dénaturation de ces traditions voire au risque de leur destruction, ou comme certains le pensent, à une période de «liberté» et d’épanouissement spirituels centré sur l’individu et ses besoins ?
Les principales questions qui seront abordées lors de ce colloque permettront de comprendre ce que recouvre le terme de «magistère» pour le christianisme et pour le bouddhisme, d'analyser quelles en sont les perspectives pour demain, et enfin de se demander s'il est possible de se passer des magistères dans ces traditions, pour quelles raisons et à quel prix ?
 

Programme
  • 9 h 00 : accueil et inscriptions

  • 9 h 15 : Ouverture

  • 9 h 30 : Introduction et problématique(s)
    Eric Vinson, Politologue des religions, Sciences Po, Institut Catholique de Paris, membre de l’Institut d’Études Bouddhiques

  • 10 h 00 : Quel est le sens du magistère dans l’Eglise catholique ? Quel est son avenir ?
    Thierry-Marie Courau, Théologien, dominicain, Doyen du Theologicum - Faculté de théologie et de sciences religieuses, Institut Catholique de Paris

  • 10 h 30 : Orthodoxie et hétérodoxie selon le bouddhisme chinois
    Paul Magnin, Sinologue, directeur de recherches émérite-CNRS

  • 11 h 00 - 11 h 20 : Pause

  • 11 h 20 : Le Theravâda : école doctrinale ou congrégation ?
    Dominique Trotignon, Chercheur, directeur de l’Institut d’Études Bouddhiques, association Theravâda Vivekârâma

  • 11 h 50 : Questions du public

  • 12 h 15 : Pause déjeuner

  • 14 h 00 : La formation de l’école des « Anciens » (Nyingmapa) au Tibet
    Philippe Cornu, Tibétologue, enseignantchercheur de l’Université de Louvain-la- Neuve-Belgique, président de l’Institut d’Études Bouddhiques

  • 14 h 30 : Le rôle de la lignée dans la création d’un magistère de Ge lugs pa dans le Tibet du XVIe siècle
    Elijah Ary, Tibétologue, Docteur en Sciences des Religions de Harvard university, chargé de conférences à l’École Pratique des Hautes Études, Paris

  • 15 h 00 : De quelle légitimité le magistère bouddhique a-t-il pu se prévaloir au cours des siècles et de ses pérégrinations jusque dans l’Occident contemporain ?
    Jérôme Ducor, Bonze de l’école véritable de la Terre pure Hompa Honganji, enseignant aux universités de Lausanne et de Genève, membre de l’Institut d’Études Bouddhiques

  • 15 h 30 : Pause

  • 15 h 50 : Table-ronde des intervenants

  • 16 h 30 : Echanges avec la salle

  • 17 h 00 : Fin