Le bouddhisme et ses textes

Approches thématiques - cycle 3

calendrier des cours
année universitaire 2014-2015

5 séances, le samedi après-midi, de 15 h à 18 h (nouveaux horaires !)
au CIDEB, 29 boulevard Edgar-Quinet 75014 Paris
[code de référence sur notre calendrier récapitulatif : « Textes »]
 

Ce cycle de cours est aussi accessible en visio-conférence (en direct et en différé)

Les inscriptions peuvent s'effectuer pour le cycle entier ou à la séance
(seule une inscription "à la séance" est accessible aux non-adhérents)

 

  • samedi 20 décembre 2014
    Vacuité et causalité chez Nāgārjuna – Stéphane Arguillère
    L'un des points-clefs difficiles du Madhyamaka, c'est la détermination exacte de sa conception de la production causale. Ceux qui connaissent superficiellement la pensée de Nāgārjuna ont bien saisi qu'il y a un rapport entre vacuité et coproduction conditionnée ; mais ils croient volontiers que la vacuité, c'est tout simplement le fait que les choses n'existent pas dans l'absolu, c'est-à-dire dépendent de causes et conditions. Or, s'il en était ainsi, d'abord les textes où Nāgārjuna critique implacablement la causalité ne se comprendraient pas, et ensuite la vacuité des Mādhyamika ne serait rien de plus que le simple non-soi admis par toutes les écoles du bouddhisme, dont aucune, au fond, ne soutient sérieusement qu'il y aurait des phénomènes existant en soi et par soi, absolument. Pour éclaircir ce point, il sera donc utile de relire attentivement le chp. XX des Stances du milieu par excellence afin de déterminer précisément jusqu'où va la critique nāgārjunienne de la causalité, pour pointer ce qui peut bien en rester après cette réduction et ce qui sera donc la coproduction conditionnée, dont l'auteur dit par ailleurs qu'elle est équivalente à la vacuité.

  • samedi 10 janvier 2015
    La biographie sacrée dans le bouddhisme tibétain– Elijah Ary
    Les tibétains semblent être fascinés par la vie de leurs maîtres. En effet, la biographie (rnam thar) constitue un genre littéraire important et volumineux dans le bouddhisme tibétain. Plus que de simples textes contenant des informations historiques sur la vie de leurs héros, ces œuvres sont souvent sources d’inspiration et des guides pratiques pour leurs lecteurs. Mais elles peuvent avoir d’autres fonctions. Dans ce cours de trois heures seront présentés les différents types de biographie sacrée tibétaine ainsi que quelques théories sur le rôle que celles-ci peuvent jouer dans l’histoire et la formulation du bouddhisme tibétain.

  • samedi 21 mars 2015
    Deux « Lettres spirituelles » de Nichiren – Bertrand Rossignol
    Si Nichiren est connu pour ses traités doctrinaux aux accents souvent polémiques, il l’est moins pour les nombreuses lettres adressées à ses disciples laïcs, hommes et femmes, dans lesquelles affleure une profonde bienveillance. La Réponse à Nichinyo (Nichinyo gozen gohenji ; 1277) et celle envoyée aux parents de Kyō-ō (Kyō-ō dono gohenji ; 1273) sont significatives à cet égard. L’étude de ces lettres nous permettra de situer Nichiren à deux moments clés de sa vie – son exil sur l’île de Sado (1271-1274) et sa retraite au mont Minobu (1274-1282) –, et sera propice à la compréhension de ce bouddhisme de la foi qu’est l’enseignement du religieux japonais. La Réponse à Nichinyo, aussi appelée La composition du Gohonzon, détaille le « vénéré originel » (Gohonzon), objet de vénération de l’école – représentation calligraphique de la « Cérémonie dans les airs » décrite dans le Sūtra du Lotus. La courte réponse à Kyō-ō est, quant à elle, une invitation à renforcer sa foi dans ce Gohonzon et donc à mettre en pratique les principes théoriques abordés largement dans la Réponse à Nichinyo.

  • samedi 18 avril 2015
    Le Dvayatānupassanā-sutta – Dominique Trotignon
    « En vue de quoi est-il nécessaire d’écouter les enseignements efficaces, nobles, qui mènent au-delà, à l’Eveil ?... Pour connaître les doublets tels qu’ils sont réellement ! ». C'est par cette phrase que le Buddha présente son enseignement sur la « Contemplation des doublets » (dvayatānupassanā). Ce texte composite, mêlant strophes versifiées et paragraphes en prose, est considéré comme la présentation la plus archaïque de la coproduction conditionnelle. Il expose onze « conditions d'apparition » de dukkha (en partie différentes des douze « chaînons » classiques), tels qu'ils sont vus par un être ignorant et tels qu'ils doivent être perçus par ceux qui veulent atteindre la Libération.

  • samedi 13 juin 2015
    Les Paritta : textes et usages des « chants de protection » en pāli – Nalini Balbir
    Les chants de protection, ou paritta, sont l'un des genres littéraires les plus importants du bouddhisme, mais ils sont encore peu étudiés. On les trouve, dès l'époque la plus ancienne, dans toutes les langues du bouddhisme, et notamment en pāli. Ils sont aussi les plus actuels. En effet, qu'ils appartiennent au Tipiṭaka proprement dit ou qu'ils soient plus récents, ils sont aujourd'hui chantés, dans leur langue originale, par tous les fidèles bouddhistes du monde Theravāda. Exprimant les valeurs au cœur de l'enseignement, ils ont également des utilisations pratiques, au plan individuel, mais aussi dans le contexte étatique : chanter les paritta est supposé aider à lutter contre les ennemis ou les envahisseurs, comme le montre l'histoire. Notre intervention informera sur ce corpus et montrera les formes de son actualité.
     

Séance exceptionnelle - hors cycle

Proposée aux étudiants adhérents en 2013-2014, inscrits à la séance prévue le 14 juin 2014, annulée pour cause de grève à la SNCF...

samedi 9 mai 2015
Le Gaṇḍavyūha de l’Avataṃsaka-sūtra – Patrick Carré
Le Gaṇḍavyūha est considéré par les bouddhistes chinois comme le dernier quart du Sūtra de l’Avataṃsaka (ou « Sūtra d’Ornementation Fleurie »). Les trois premiers quarts du Sūtra décrivent la théorie dont le Gaṇḍavyūha, appelé « Entrée dans la dimension absolue » en chinois, est la pratique. L'oeuvre se compose de trois parties : un prologue de trois chapitres, un « pèlerinage » en cinquante chapitres, où Sudhana, le bodhisattva héros du récit, rencontre cinquante amis de bien ou maîtres spirituels qui lui « transmettent la dimension absolue » sous l’aspect d’une « libération des bodhisattva ». Enfin, le livre se conclut sur un épilogue en trois chapitres : 1. Maitreya ; 2. Mañjuśrī ; et 3. Samantabhadra. C’est le chapitre « Maitreya » qui est le plus souvent cité par les auteurs aussi bien chinois que tibétains, car on y trouve de superbes enseignements sur l’esprit d’Éveil, ainsi que l’image la plus parlante de la dimension absolue : le « pavillon des Ornements Essentiels de Vairocana ». Le chapitre « Mañjuśrī » est des plus brefs mais des plus significatifs dans la mesure où il fait comprendre au lecteur que la première production de l’esprit d’Éveil est à elle-seule l’émergence de l’insurpassable Éveil authentique et parfait. Enfin, le chapitre « Samantabhadra » décrit l’apothéose et l’accès à la pleine bouddhéité du « jeune Sudhana ».

 

=> présentation des intervenants
 

Tarifs et inscriptions

Tarifs
  • le cycle entier (5 séances) :
    tarif plein : 99 €
    tarif réduit : 78 €
    Le tarif réduit est attribué aux étudiants et aux demandeurs d'emploi sur présentation (ou envoi d'une photocopie) d'un justificatif en cours de validité. Il peut aussi être accordé à toute personne pouvant justifier de faibles ressources.

Il est possible de régler en trois versements trimestriels
(tarif plein : 3 x 33 € ; tarif réduit : 3 x 26 €)

=> 1er versement : à l'inscription, avant le 12 octobre
=> 2e versement : dans un délai de 3 mois, avant le 15 janvier
=> 3e versement : dans un délai de 6 mois, avant le 15 avril
En cas de paiement par chèque, les trois chèques peuvent être remis à l'inscription
Ils seront encaissés à la fin des mois indiqués ci-dessus

  • à la séance :
    adhérents : 22 €
    non adhérents : 25 €
     
Inscriptions

Ces cours sont accessibles à toute personne adhérente de l'IEB, avec inscription pour le cycle entier ou à la séance. Ils sont aussi accessibles aux non-adhérents, à la séance.
Les inscriptions au cycle entier seront toujours privilégiées ; les inscriptions à la séance ne seront acceptées qu'en fonction des places disponibles.

Les inscriptions aux cycles entiers doivent être effectuées avant le 11 octobre 2014
Vous pouvez vous inscrire en remplissant le bulletin d'inscription en ligne ou en vous présentant dans nos locaux, au CIDEB (29 boulebard Edgar-Quinet 75014 Paris) aux jours et heures d'ouverture.
Chaque inscription est effective à réception du règlement (chèque libellé à l'ordre de "Institut d'Etudes Bouddhiques" ou "IEB").

L'adhésion à l'association est obligatoire pour s'inscrire aux cycles entiers.
Elle couvre l'année universitaire, du 1er octobre au 30 septembre.
Elle comprend l'accès réservé à l'"Espace adhérents" du site de l'IEB.
L'adhésion n'est pas nécessaire pour assister aux cours accessibles à la séance (dans la limite des places disponibles).

Adhésion annuelle

cotisation simple : 36 €
cotisation de soutien : 55  ou plus

Les sommes versées au titre des cotisations de soutien contribuent à l'achat d'ouvrages pour la bibliothèque de l'Institut.