Histoire du bouddhisme

Approches thématiques - 2e cycle

calendrier des cours
année universitaire 2012-2013

5 séances, le samedi après-midi, de 15 h à 18 h
au "Forum 104", 104 rue de Vaugirard 75006 Paris
[code de référence sur notre calendrier récapitulatif : « Hist. »]
 

  • samedi 23 février 2013 - Catherine Despeux & Philippe Cornu
    Le bouddhisme tantrique, en Chine et au Japon 
    Le bouddhisme tantrique pénètre en Chine au VIIIe siècle, grâce à trois traducteurs de textes qui furent très soutenus et appréciés par les empereurs de l’époque. Plutôt connu comme l’« école ésotérique » (mízōng) ou l’« école des mantra » (zhenyan zōng), il se développe autour de volumineux recueils de dhāranī et de deux maṇḑala : le Vajradhātu et le Garbhadhātu. Il perdure en Chine jusqu’au XIe siècle environ, avant de décliner, mais se transmet entre temps au Japon où il poursuivra son développement et alimentera les écoles Shingon et Tendai, encore aujourd’hui très présentes dans le paysage bouddhique de ce pays. Le bouddhisme tantrique japonais, qui s’appuie sur les tantra dits externes, comporte des rituels complexes comme les goma ou offrandes au feu, mais a aussi inspiré des mouvements mystiques et ascétiques comme celui des Yamabushi.

  • samedi 23 mars - Dominique Trotignon
    Que savons-nous des origines du Mahāyāna ?
    Depuis une trentaine d’années, de nouvelles études archéologiques ou textuelles, principalement menées par des chercheurs anglo-saxons, ont profondément renouvelé notre connaissance des origines du Mahāyāna. Rarement divulgués auprès du public francophone, ces travaux ont montré l’importance du modèle des milieux ascétiques « forestiers », les difficultés de reconnaissance rencontrées par les premiers adeptes d’un mouvement jugé alors « hétérodoxe » par la majorité des bouddhistes indiens et leurs « stratégies » de reconnaissance, littéraire et institutionnelle, avant de pouvoir s’imposer comme une nouvelle « école », pas avant le IVe ou le Ve siècle de notre ère. A travers ces travaux, c’est tout un pan de l’histoire du bouddhisme en Inde et en Asie centrale, resté longtemps ignoré, qui se dévoile progressivement. Nous évoquerons ces différents travaux et leurs conséquences et nous tenterons une synthèse des circonstances, historiques et religieuses, de l’émergence du Mahāyāna.

  • samedi 20 avril - Johannes Bronkhorst
    Le Buddha dans son contexte indien
    Pour comprendre le bouddhisme ancien, une connaissance de son ambiance est nécessaire. En fait, le Buddha historique a emprunté des notions et des questions à cette ambiance culturelle. Après sa disparition, ses disciples ont fait de même, avec le résultat que le canon bouddhique ancien, loin de ne préserver que la parole du Buddha, s’est enrichi d’éléments non authentiques appartenant plutôt à des courants religieux et culturels connus de l’époque. Une analyse approfondie des textes permet ainsi d’identifier un certain nombre de ces éléments. Cette procédure comporte une conséquence intéressante pour l’étude du bouddhisme ancien : en reconnaissant, et en écartant, des éléments non authentiques, on arrive à une meilleure appréciation de ce qui est authentique dans le canon ancien, c’est-à-dire du message du Buddha historique.

  • samedi 25 mai - Dany Savelli
    Présence du bouddhisme en Russie
    On oublie souvent que la Russie est aussi un pays bouddhiste. L’actuelle législation russe reconnaît même le bouddhisme comme l’une des quatre « religions traditionnelles » du pays, aux côtés du christianisme orthodoxe, de l’islam et du judaïsme. Évoquer la présence de cette religion en Russie engage bien entendu à revenir sur l’histoire des populations bouriates, kalmoukes et touvas incorporées à l’Empire tsariste et soviétique. C’est aussi revenir sur les relations diplomatiques russo-mongoles et russo-tibétaines, sur l’importante école de bouddhologie soviétique comme sur les modalités essentielles de la « rencontre » avec le bouddhisme telle que celle-ci s’est produite à la fin du régime communiste : redécouverte de la religion des ancêtres (elle-même élément essentiel de la construction identitaire) ou, pour la partie occidentale du pays, découverte d’une religion élective.

  • samedi 15 juin - Dylan Esler
    La diffusion du bouddhisme au Tibet : quatre chemins vers l'Eveil  
    La transmission du bouddhisme au Tibet est sans doute une des plus grandes entreprises d’assimilation culturelle de l’histoire humaine. Celle-ci comportait la traduction de milliers de textes en tibétain et eut lieu en plusieurs vagues, appelées sommairement « ancienne diffusion » (VIIIe – IXe siècles apr. J.-C.) et « diffusion tardive » (à partir du XIe siècle). Lors de la première diffusion, les Tibétains furent confrontés à de nombreux courants philosophiques et contemplatifs, d’origine aussi bien indienne que chinoise. Il s’agissait pour eux non seulement de recevoir passivement cette importation étrangère, mais aussi d’assimiler à leur propre culture ce qui pouvait paraître au premier abord un ensemble assez disparate de doctrines et de pratiques hétérogènes. Nous aborderons dans ce cours une première tentative tibétaine d’organisation de ces courants méditatifs, en examinant quatre chemins vers l’Eveil qui y sont traités : l’approche graduelle des sūtra, l’approche simultanée (dite « subite ») du Chan, la voie de transformation du Tantra et finalement celle de l’auto-libération du Dzogchen.

=> présentation des intervenants

 

Tarifs et inscriptions

Tarifs
  • le cycle entier (5 séances) :
    tarif plein : 96 €
    tarif réduit : 75 €
    Le tarif réduit est attribué aux étudiants et aux demandeurs d'emploi sur présentation (ou envoi d'une photocopie) d'un justificatif en cours de validité. Il peut aussi être accordé à toute personne pouvant justifier de faibles ressources.

Il est possible de régler en trois versements trimestriels
(tarif plein : 3 x 32 € ; tarif réduit : 3 x 25 €)

=> 1er versement : à l'inscription, avant le 15 octobre
=> 2e versement : dans un délai de 3 mois, avant le 15 janvier
=> 3e versement : dans un délai de 6 mois, avant le 15 avril
En cas de paiement par chèque, les trois chèques peuvent être remis à l'inscription
Ils seront encaissés à la fin des mois indiqués ci-dessus

  • à la séance :
    adhérents : 21 €
    non adhérents : 23 €
     
Inscriptions

Ces cours sont accessibles à toute personne adhérente de l'IEB, avec inscription pour le cycle entier ou à la séance. Ils sont aussi accessibles aux non-adhérents, à la séance.
Les inscriptions au cycle entier seront toujours privilégiées ; les inscriptions à la séance ne seront acceptées qu'en fonction des places disponibles.

Les inscriptions aux cycles entiers doivent être effectuées avant le 15 octobre 2012
Vous pourrez vous inscrire en remplissant le bulletin d'inscription en ligne (accessible à partir du 10 septembre 2012) ou en vous présentant dans nos locaux, au CIDEB (29 boulebard Edgar-Quinet 75014 Paris) aux jours et heures d'ouverture.
Chaque inscription est effective à réception du règlement (chèque libellé à l'ordre de "Institut d'Etudes Bouddhiques" ou "IEB").

L'adhésion à l'association est obligatoire pour s'inscrire aux cycles entiers.
Elle couvre l'année universitaire, du 1er octobre au 30 septembre.
Elle comprend l'accès réservé à l'"Espace adhérents" du site de l'IEB.
L'adhésion n'est pas nécessaire pour assister aux cours accessibles à la séance (dans la limite des places disponibles).

Adhésion annuelle

cotisation simple : 36 €
cotisation de soutien : 55  ou plus

Les sommes versées au titre des cotisations de soutien contribuent à l'achat d'ouvrages pour la bibliothèque de l'Institut.