A propos du désir

Approches thématiques - 1er cycle

calendrier des cours
année universitaire 2013-2014

5 séances, le samedi après-midi, de 14 h 30 à 17 h 30
au "Forum 104", 104 rue de Vaugirard 75006 Paris
[code de référence sur notre calendrier récapitulatif : « Désir »]
 

Les inscriptions peuvent s'effectuer pour le cycle entier ou à la séance
(seules les inscriptions "à la séance" sont accessibles aux non-adhérents)

 

  • samedi 26 octobre 2013 - Philippe Cornu
    Le vocabulaire bouddhique du désir
    Parler du désir dans le bouddhisme est sujet à de multiples mécompréhensions. En effet, qu'entend-on par ce terme en Occident et en bouddhisme ? S'agit-il du même concept ou bien sommes-nous dans l'univers des faux-amis par excellence ? Là où l'Occident semble valoriser le désir, le bouddhisme paraît le décourager résolument. Il nous faut, pour y voir plus clair, revisiter le riche vocabulaire bouddhique et ses définitions précises. On verra alors où se situent les quiproquos les plus flagrants et le danger qu'il y a à assimiler des termes qui sont en réalité bien différents. 

  • samedi 16 novembre – Françoise Bonardel
    Le désir, en bouddhisme et en Occident
    C’est en valorisant l’amour par rapport au désir, sexuel en particulier, que l’Occident chrétien en est venu à penser que l’amour de Dieu répond seul au désir d’éternité de l’être humain. Platon n’avait-il pas déjà affirmé qu’Eros enseignait moins à cultiver les passions qu’il ne suscitait l’élan portant vers une connaissance libératrice (Le Banquet) ? Cherchant à éradiquer la soif d’exister (tanhā), le bouddhisme fut longtemps soupçonné d’anéantir la vitalité. On s’intéressera donc à la notion même de désir, en contexte bouddhique et chrétien, et à quelques autres qui lui sont souvent associées – la tentation, la « chair » (saint Paul), la libido – pour enfin se demander quelle sorte d’amour, dénué de désir, motive le bodhisattva ; et quel enseignement tirer de la pratique méditative quant à l’extinction du désir.

  • samedi 14 décembre – Jacques Scheuer
    Perspectives hindoues sur les jeux du désir
    La tradition brahmanique puis hindoue partage avec le bouddhisme indien un patrimoine de civilisation, un bagage linguistique, des formes de pensée. Sur le désir, elle en est tantôt proche tantôt aux antipodes. Elle reconnaît le désir comme moteur de l’action humaine, même religieuse ; elle lui accorde une place honorable dans l’échelle des buts de l’existence. La délivrance, il est vrai, paraît exiger l’extirpation des désirs. Mais cette radicalité saura se conjuguer avec les émotions de la bhakti ou s’inverser dans la dynamique tantrique. Hindouisme et bouddhisme se sont longuement confrontés. Leur mise en regard demeure aujourd’hui éclairante.  

  • samedi 11 janvier 2014 – Natalie Depraz
    A l'épreuve de l'ambivalence du désir
    Peut-on véritablement s'affranchir des valeurs contrastées qui s'attachent au désir dans les différentes pensées religieuses et philosophiques, orientales et occidentales ? Signe d'attachement ou force vitale de croissance, le désir semble tout sauf inscriptible dans une neutralité. En examinant tour à tour quelques éléments issus des traditions bouddhiste, chrétienne et philosophiques, on essaiera de vérifier dans quelle mesure la phénoménologie peut offrir une sortie de cette ambivalence constitutive du désir, et si sa vertu descriptive rencontre ou non certaines potentialités non-jugeantes elles-mêmes disponibles dans les traditions religieuses chrétiennes et bouddhistes.

  • samedi 8 février – Stéphane Arguillère
    Le désir de l'Éveil
    La question du désir de l’Éveil, dont on a déjà découvert les paradoxes, demande à être approfondie : puisque le bouddhisme tend à faire du désir la source de tous les maux, la nature même du mouvement qui nous porte vers la libération ne peut que nous laisser perplexes, d'autant qu'à la différence de la philosophie morale occidentale, le bouddhisme n'a jamais élaboré un concept de volonté nettement distinct de celui du désir. Le cadre de la problématique ayant déjà été posé dans les cours précédents, nous prêterons plus particulièrement attention aux textes traditionnels où cette question affleure le plus nettement, et notamment à un passage peu connu du Ratnagotravibhāga où elle est posée en des termes quasi-platoniciens : il met en rapport le désir de l'Éveil avec la présence en nous d'une nature de Bouddha, entendue comme affinité naturelle avec l'Éveil, tendance (dynamique) vers l'Éveil, et non seulement comme potentiel (inerte) d'Éveil.
     

=> présentation des intervenants

 

Tarifs et inscriptions

Tarifs
  • le cycle entier (5 séances) :
    tarif plein : 99 €
    tarif réduit : 78 €
    Le tarif réduit est attribué aux étudiants et aux demandeurs d'emploi sur présentation (ou envoi d'une photocopie) d'un justificatif en cours de validité. Il peut aussi être accordé à toute personne pouvant justifier de faibles ressources.

Il est possible de régler en trois versements trimestriels
(tarif plein : 3 x 33 € ; tarif réduit : 3 x 26 €)

=> 1er versement : à l'inscription, avant le 12 octobre
=> 2e versement : dans un délai de 3 mois, avant le 15 janvier
=> 3e versement : dans un délai de 6 mois, avant le 15 avril
En cas de paiement par chèque, les trois chèques peuvent être remis à l'inscription
Ils seront encaissés à la fin des mois indiqués ci-dessus

  • à la séance :
    adhérents : 22 €
    non adhérents : 25 €
     
Inscriptions

Ces cours sont accessibles à toute personne adhérente de l'IEB, avec inscription pour le cycle entier ou à la séance. Ils sont aussi accessibles aux non-adhérents, à la séance.
Les inscriptions au cycle entier seront toujours privilégiées ; les inscriptions à la séance ne seront acceptées qu'en fonction des places disponibles.

Les inscriptions aux cycles entiers doivent être effectuées avant le 12 octobre 2013
Vous pourrez vous inscrire en remplissant le bulletin d'inscription en ligne ou en vous présentant dans nos locaux, au CIDEB (29 boulebard Edgar-Quinet 75014 Paris) aux jours et heures d'ouverture.
Chaque inscription est effective à réception du règlement (chèque libellé à l'ordre de "Institut d'Etudes Bouddhiques" ou "IEB").

L'adhésion à l'association est obligatoire pour s'inscrire aux cycles entiers.
Elle couvre l'année universitaire, du 1er octobre au 30 septembre.
Elle comprend l'accès réservé à l'"Espace adhérents" du site de l'IEB.
L'adhésion n'est pas nécessaire pour assister aux cours accessibles à la séance (dans la limite des places disponibles).

Adhésion annuelle

cotisation simple : 36 €
cotisation de soutien : 55  ou plus

Les sommes versées au titre des cotisations de soutien contribuent à l'achat d'ouvrages pour la bibliothèque de l'Institut.