Bouddhisme et violence

Approches thématiques - cycle 2

calendrier des cours
année universitaire 2016-2017

5 séances, le samedi après-midi, de 15 h à 18 h
au CIDEB, 29 boulevard Edgar-Quinet 75014 Paris
[code de référence sur notre calendrier récapitulatif : « Appr. 2 »]

Ce cycle de cours est aussi accessible en visio-conférence

Les inscriptions peuvent s'effectuer pour le cycle entier ou à la séance
(seules les inscriptions "à la séance" sont accessibles aux non-adhérents)
 

  • samedi 28 janvier 2017 –  Dominique Trotignon 
    Non-violence et violence légitimée...
    Si le Canon bouddhique contient de nombreux enseignements du Buddha prônant la non-violence (ahiṃsa), celle-ci n'occupe pourtant pas la place centrale qui est la sienne dans d'autres traditions indiennes comme le jaïnisme. Au fil des siècles, les bouddhistes ont même développé un rapport assez ambigü à cette valeur, allant jusqu'à en légitimer un usage circonstancié... Ce fut particulièrement le cas en ce qui concerne la violence institutionnelle (justice et guerre), apanage des souverains bouddhistes se réclamant du modèle du roi Aśoka, dont la réalité historique a largement été modifiée par ses hagiographes bouddhistes.

  • samedi 4 mars 2017 – Sylvie Hureau
    Renoncement à soi-même et sacrifice rituel dans le bouddhisme chinois.
    Si les actes de sacrifice rituel sont attestés de longue date dans le bouddhisme chinois, aussi bien chez les moines que les moniales, les motivations et les circonstances varient d’un cas à l’autre : alors que certains sont effectués en offrande au Buddha, d’autres le sont pour sauver des êtres vivants, et d’autres encore pour protester contre la politique à l’égard du clergé. Nous étudierons les textes et les modèles qui les ont suscités, dans les Mahāyānasūtra et les sūtra de la tradition ancienne, et lirons quelques récits concrets dans les sources historiographiques chinoises.

  • samedi 22 avril 2017 – Raphaël Liogier
    Le bouddhisme occidentalisé au coeur des violences du monde globalisé
    Circulation massive et planétaire d'images, de symboles et de narrations, la globalisation est donc aussi un champ de bataille où s'affrontent imaginaires, désirs et frustrations. Une simple mode, une esthétique, un jeu ou un sport, des pratiques diverses ou des hobbies peuvent tracer plus ou moins durablement les frontières d’espaces de vie collectifs sans territoire géographiquement stables. Ces nouvelles identités peuvent se télescoper et provoquer des effets violents d'acculturation. Certains espaces de désir ont à peine le temps de se former et de se formuler ; d’autres réussissent, comme le bouddhisme occidentalisé, avec ses leaders déterritorialisés comme le dalaï lama, à occuper une part conséquente du champ symbolique mondial. Ce sont de véritables pays imaginaires sans frontières fixes, sans espaces stables, dans lesquels des hommes se ressemblent, se distinguent, luttent, et donc aussi s'agressent virtuellement. Le bouddhisme n'échappe pas à ces jeux dangereux. 

  • samedi 20 mai 2017 – Éric Vinson
    Bouddhisme et violence au Tibet
    Parmi toutes les formes de bouddhisme, le tantrisme insiste particulièrement sur les notions d'énergie et de transmutation, "par delà bien et mal". Dans le Vajrayāna himalayen, ésotérisme devenu paradoxalement religion populaire, abondent ainsi des figures de puissance : grands accomplis aux pouvoirs (réputés) surhumains et au comportement parfois "non conventionnel", combats magiques et exorcismes, déités "courroucées" et "protecteurs" masculins ou féminins au symbolisme effrayant et aux mythes remplis d'interventions "musclées"… Le tout dans une culture où le bouddhisme est depuis des siècles au fondement d'un ordre socio-politique non sans défaut : féodalisme, clanisme, inégalités, sectarisme de lignée… Dans ce contexte spécifique, quand l'usage de la force (symbolique ou réelle) revient-elle à la violence ? Comment cette dernière est-elle légitimée ou critiquée ? Et qu'advient-il quand cette tradition s'enracine dans l'Occident moderne ?

  • samedi 17 juin 2017 – Éric Meyer
    La politisation du Saṅgha singhalais et la légitimation de la violence
    Dès avant la période de la guerre civile qui a opposé les séparatistes tamouls au gouvernement sri lankais (1983-2009), et jusqu’à la défaite électorale du président Rajapakse (2015), de larges sections du Saṅgha singhalais se sont politisées ; quelques bhikkhu se sont fait élire au Parlement, une minorité (notamment les membres du Bodu Bala Sena, l’Armée de la Force Bouddhique), a appelé à la lutte violente contre les minorités non-bouddhistes (hindouistes, musulmans et adeptes de sectes protestantes) accusées de menacer l’identité nationale. On présentera la construction de ce bouddhisme politique à partir des textes qui lui ont servi de matériau, des bhikkhu qui en ont été les architectes, et des politiciens qui en ont été les entrepreneurs.

=> présentation des intervenants

 

Tarifs et inscriptions

Tarifs
  • le cycle entier (5 séances) :
    tarif plein : 102 €
    tarif réduit : 81 €

Le tarif réduit est attribué aux étudiants et aux demandeurs d'emploi sur présentation (ou envoi d'une photocopie) d'un justificatif en cours de validité.
Il peut être accordé à toute personne pouvant justifier de faibles ressources (montant mensuel égal ou inférieur au SMIC).

Il est possible de régler en trois versements trimestriels (tarif plein : 3 x 34 € ; tarif réduit : 3 x 27 €)
En cas de paiement par chèque, les trois chèques doivent être remis à l'inscription.
Ils seront encaissés à la fin des mois indiqués ci-dessous
:
=> 1er encaissement : à l'inscription, fin octobre
=> 2e encaissement : dans un délai de 3 mois, fin janvier
=> 3e encaissement : dans un délai de 6 mois, fin avril

 

  • à la séance :
    adhérents : 23 €
    non adhérents : 25 €
     
Inscriptions

L'inscription à ce cursus est possible pour l'ensemble du cycle ou à la séance.
Ces cours sont accessibles aux non-adhérents uniquement à la séance.

Les inscriptions aux cycles entiers devront être effectuées entre le 7 septembre et le 8 octobre 2016
Vous pouvez vous inscrire en remplissant le bulletin d'inscription en ligne (disponible à partir du 7 septembre 2016)
ou en vous présentant dans nos locaux, au CIDEB (29 boulebard Edgar-Quinet 75014 Paris) aux jours et heures d'ouverture.
Chaque inscription est effective à réception du règlement (chèque libellé à l'ordre de "Institut d'Etudes Bouddhiques" ou "IEB").

L'adhésion à l'association est obligatoire pour s'inscrire aux cycles entiers.
Elle couvre l'année universitaire, du 1er octobre au 30 septembre.
Elle comprend l'accès réservé à l'"Espace adhérents" du site de l'IEB.
L'adhésion n'est pas nécessaire pour assister aux cours accessibles à la séance (dans la limite des places disponibles).

Adhésion annuelle

cotisation simple : 40 €
cotisation de soutien : 60  ou plus

Les sommes versées au titre des cotisations de soutien contribuent à l'achat d'ouvrages pour la bibliothèque de l'Institut.